‹ Pièces de théâtreChapitre 657 sur 1069 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

MORISSEAU, seul.

Oh! oui... elle est changée!.,, terriblement changée ! Donnez donc vos filles à des grands seigneurs, pour qu'ils les fassent mourir de chagrin... Ah! si le pauvre père Raymond vivait encore , il verserait des larmes de sang... d'avoir forcé sa fille à un pareil sacrifice ! Et moi qui la croyais heureuse î qui , par amitié pour elle , par respect pour son bonheur , me refusais à troubler la sécurité de M. le duc... Allons... allons, il n'y a plus à reculer... agissons... avec prudence... mais agissons promptement... Ecrivons à Montpellier , sachons si cet Adrien mérite tous les éloges qu'on lui donne... et si les rapports que je reçois lui sont favorables... Eh bien ! alors nous mettrons les fers au feu ; mais avant tout, occupons-nous de cette pauvre duchesse... Voyons son abbé Mirlin... Soulevons en sa faveur toutes les puissances ecclésiastiques du monde. . Eh! morbleu, j'irai à Rome, s il le faut; ce sera pour moi une occasion devoir le pape et le Colysée... Hein... du bruit ! Ah! ce sont les domestiques de la duchesse qui ayant peut-être aperçu de la lumière dans cette pièce isolée, cherchent à savoir ce qui s'y dit... ce qui s'y fait.. . Ils en seront pour leur* <"'•'' '^

d'espionnage. ( Il sojiffle la chandeUe, ^ Retirous-nous.

(Il va à la porte désignée par Julio , disparaît et ferme. La première porte h droite s'ouvre ; un laquais entre dans l'appartement avec une lanterne sourde ; il la retourne pour éclairer les personnes qui viennent après lui. Adrien est amené dans l'appartement par six hommes. 11 a un mouchoir sur la bouche. L'homme qui tient la lanteiue allume les bougies.)

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