‹ Pièces de théâtreChapitre 706 sur 1069 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

ERNESTINE, puis LOUISE.

ERNESTINE, regardant par la fenêtre^ à gauche. Depuis une heure il se promène avec elle, sans daigner s'apercevoir que je suis là, le regardant et pleurant; ou plutôt il m'a vue, mais maintenant que lui importe , et qu'a-t-il besoin de se cacher? ne me suis-je pas mise entièrement à sa merci? — Oli ! je ne puis supporter plus long-tems ce supplice ! (^E//e sonne. ) Louise! Louise!

Sdppl.

LOUISE , entrant. Madame?...

ERNESTINE. Allez dire à M. d'Alvimar que sa sœur l'attend pour prendre le ihé.

LOUISE. Où le trouverai-je?

ERNESTINE. Tenez, là. Ne le voyez-vous pas dans le jardin?

LOL'ISE. Avec mademoiselle Angèle?....

Oui, oui; j'y vais, madame.

(Elle sort.)

ERNESTINE. Depuis la nouvelle de la n'voliitiou qui a éclaté à Paris, il a complètement cliangé à mon égard. Cette eniant, qu'il ne songeait pas mC'mc à re-

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garder, luain tenant il ne la c^uiLte plus ; ses yeux la poursuivent et la fascinent à son tour, comme ils m'ont fascinée et

poursuivie Oh! cet homme a un but

caché que Dieu connaît seul. ( .•/ Alfred , qui entre par une des portes du rahinet de toileilx.) Eh quoi! vous entrez de ce côté? ALFRED. N'est-ce point pour cela que vous m'avez donné cette clef?

L£ MAUAS1^ IHËAIKAL.

SCEÎ^E II.

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