‹ Pièces de théâtreChapitre 729 sur 1069 · LA COMTESSE , ANGÈLE · texte numérisé non relu

LA COMTESSE , ANGÈLE

ANGÈLE. Ma mère!

LA COMTESSE. Angèle , toi !

ANGÈLE. Ma mère... ma mèie, vous m'aimez donc?

LA COMTESSE. Comment, chère enfant , si je t'aime?i... Mais qu'as-tu?.... pourquoi ce retour imprévu? ce deui!..,

ANGÈLE. Ma pauvre tante Angélique...

LA COMTESSE. Oh! mon Dieu!

ANGÈLE. Subitement... sans qu'on s'en doutât... comprends-tu?

LA COMTESSE. Pauvre tante!...

ANGÈLE. Alors, j'e me suis trouvée seule, malade. Moi aussi j'ai pensé que je pouvais

mourir, mourir loin de vous et je ne

voulais pas mourir loin de ma mère.

LA COMTESSE. Toi, mourir' quelles

idées!...

ANGÈLE. Oh!

j'ai souffert!

LA COMTESSE. En effet, tu es bien changée.

ANGÈLE. Oui... j'hésitais à revenir; cependant, de peur... de peur que vous ne

soyez mécontente Mais je me suis dit :

maman m'aime... n'est-ce pas, maman, que tu m'aimes?...

LA COMTESSE. Oh ! chère petite !

ANGÈLE. Elle me pardonnera d'arriver ainsi ; car, pour rester dans ce vieux château , toute seule... oh! je serais morte, ma mère, je serais morte I

LA COMTESSE. Eh bien! non, non... te voilà, cabne-toi.

ANGELIi;. 23

ANGÈLE. Comme vous êtes belle, vous,

vous ne savez pas ce que

ma mère.

aile:

z en soirée;

LA COMTESSE. Cela tombe horriblement mal... Comment faire... je ne puis maintenant fermer ma porte.

ANGÈLE. Comment, c'est ici...

LA COMTESSE. Eh Oui.... mon Dieu, si M. d'Alviniar était là , il me douneraittm conseil.

ANGÈLE. N'est-il point à Paris?

LA COMTESSE. Si... il me quitte, au contraire. Il va revenir.

ANGÈLE. Ah !

LA COMTESSE. Qu'as-tu ? comme tu pâlis!

ANGÈLE. Ce n'est rien, rien, manière.

LA COMTESSE. Que faire , mon Dieu....

maudit bal !

ANGÈLE. Il estanoncé, donnez-le.

LA COMTESSE. Y seras-tu ?

ANGÈLE. Moi, ma mère... oh! le pourrais-je, fatiguée, malade comme je le suis... non, je vous en prie. Ma petite chambre est-elle toujours libre ?

LA COMTESSE. Oui , elle t'attendait, car j'allais t'écrirede revenir... Nous parlions de toi avec M. d'Alvimar , il y a dix minutes , et nous faisions ensemble des projets...

ANGÈLE. Sur moi ?

LA COMTESSE. Oui.

ANGÈLE. Que vous êtes bonne : ( On entend sonner.) Oh ! maman, c'est déjà quelqu'un ; je me sauve.

L,\ COMTESSE , omrant la porte lataale. Tiens , voilà ta chambre.

ANGÈLE. Merci. {Allant a la porte.) Louise I Louise , faites porter tous mes effets dans ma chambre... tenez, là, là..., au revoir, manière, aimez-moi un peu...

Oh ! j'ai tant besoin de votre amour...

LA COMTESSE. Allons... j'irai t'embrasser lorsqvie je serai débarrassée de tout le monde.

ANGÈLE. Oui, ma mère.

UN DOMESTIQUE , de l'autre porte. Les personnes invitées par madame la comtesse commencent à arriver.

LA COMTESSE. Faites-les entrer au salon... Ah ! excepté madame de Varcy, que vous introduirez de ce côté , puis , vous viendrez me prévenir qu'elle y est. Voyons, Fanny, Fanny... toiitva-t-il bien?..,

FANNY. Très-bien.

LA COMTESSE. IVIon bouquet.

FANNY. Le voici.

LA COMTESSE. C'est tout... oui... allons.

FANNY , leur indiquant la porte d'Angèïe. Par ici... par ici... tenez...

LOUISE. Oui 5 oui .. je lésais.

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