L.\ COMTESSE. Voyons , continue
ANGÈLE. Je dis qu'un homme est venu., je ne savais pas moi, ma mère... j'étais avec ma tante...
LA COMTESSE. Oh!..
ANGÈLE. Pauvre tante, ce n'est pas sa faute, manière... Je l'ai aimé cet homme... Vous n'étiez pas là, j'étais sans conseil, sans défense.
LA COMTESSE. Oh ! oh !..
ANGÈLE. Eh ! ma mère, vous voyez bien que vous ne me pardonnez pas...
LA COMTESSE, /a relevant. Oh! si, si, mon enfant, ma pauvre enfant!... Oh! si je te pardonne ; car tout cela c'est ma faute... Si j'avais veillé sur toi, comme je devais le faire... Mais au moins cet homme , quel est-il?
ANGÈLE. Oh! vous aviez bien dit , ma mère , digne de moi par sa naissance , sa position sociale.
LA COMTESSE, Son nom?
ANGÈLE. D'ailleuis , vous le connaissez... il est votre ami.
LA COMTESSE. Mais nomme-le donc.
ANGÈLE. Alfred d'Alvimar.
LA COMTESSE , tombant à genoux. Oh !... oh ! maintenant c'est à toi de me le pardonner, ma fille!
ANGÈLE. Comment?
LA COMTESSE. Alfred d'Alvimar...
ANGÈLE. Eh bien?
LA COMTESSE. C'est lui que j'allais épouser.
ANGÈLE , épouvanté. Cet homme vous aime , madame ?
LA COMTESSE. Il me l'a dit , du moins.
ANGÈLE , se renversant en arrière. Mon Dieu , Seigneur , ayez pitié de nous !..