‹ Pièces de théâtreChapitre 769 sur 1069 · SAINT-VALLIER, LE VICOMTE · texte numérisé non relu

SAINT-VALLIER, LE VICOMTE

{ Toute cette scène doit être jouée avec mystère , h voix basse et très-rapidement.)

SAINT-VALLIER. Eh bien ! ta gentille comtesse ?

LE VICOMTE. Elle est là. Et la favorite?

SAINT-VALLIER. N'est pas encore arrivée.

LE VICOMTE. Et nos amis, Chevreuse et Dcscaxs?

LA COMTESSE DU TONNEAU

SAINT-VALLIER. Il sont à leur poste.

LE VICOMTE. A merveille!

SAINT-VALUER. Es-tu content, Coucy?

LE VICOMTE. Tu t'es conduit en ami véritable.

SAINT-VALLIER. Dis en véritable courtisan... Placé entre deux divinités, je me bats pour l'une, et j'ouvre à l'autre l'Olympe de la cour.

LE VICOMTE. I\Ia cause est celle de tous les jeunes gentilshommes.

SAINT-VALLIER. Oui, mais qu'espèrestu?

LE VICOMTE. Braver l'idole jusque sur son piédestal.

SAINT-VALLIER. Prends garde î toutes les favorites ont les clefs de la Bastille sur leur toilette, parmi leur rouge, leurs mouches et leur éventail.

LE VICOMTE. Ne craignez rien, moi seul ai séduit le concierge de l'hôtel, gagné les femmes de ta noble tante; c'est moi enfin qui dois aller à la Bastille et vous qui devez rire de l'aventure.

SAINT-VALLIER. A la bonne hcme. .. je rejoins la marquise... maintenant je te dirai , comme l'anrant d'Elisabeth à son complice IMortimer : Je ne vous connais plus !

(Il sort en riant.)

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