‹ Pièces de théâtreChapitre 772 sur 1069 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

Les Mêmes , L'ESPÉRANCE.

l'espérance. On a prononcé mon nom?

JEAN\ETON. Tiens!., c'est lui !

l'espérance. Titus!., c'est elle!

LE vicomte, à part. Allons, je vais jouer ici mon l'ôle accoutumé...

l'espérance. Jeannelon!.. mon soleil de jour et de nuit... tu avais donc deviné que je ne peux pas aller à Paris, et tu viens à Versailles?

JEANNETON. C'est M. le vicomte qui m'y

a amenée.

l'espérance. Merci, M. de Lauzun.

le vicomte, riant^ à pari. Voilà un remercîment qui me coûte trois cent mille livres.

(Il remonte la scène et regarde le bal.)

JE.ANNETON. Non, monsieur l'Espérance, je suis franche. . . ce n'est pas pour vous que je suis à Vei-sailles; mais je suis bien aise de vous rencontrer pour vous dire que nous allons nous marier un de ces jours.

l'espérance. Nous marier !... Merci, monsieur de Lauzun.

(II lai baise la main.)

LE vicomte, refrénant. Eh bien!., ne te gêne pas...

l'espérance. Puisqu'il n'y a personne.

LE VICOMTE. Le drôle me compte pour rien... Allons, retirez-vous, monsieur le soldat, et respectez, jusqu'à la fin de son règne, M"'^ la comtesse du Tonneau.

(L'Espe'rance retourne à son poste.)

Page 1