M"" DUBARRY
Je suis toujours bonne !
Me laissant fléchir, Ici, je pardonne A ce repentir.'
Honnenr h l'indulgence ;
A la clémence, Bonté, raison, douceur j
D'un noble cœur C'est l'apanage Et le doux partage.
Quel jour de bonheur !
M'"^ DUBARRY. Marquise !.. je suis satisfaite des explications... de cette jeune fille, et je la remercie de m'a voir mise à même de réparer quelques injustices. Approchez, monsieur de Lauzun... notre paix eslfaite.. en voici le traité !
JEANNETON. En voici le traité.
LE VICOMTE. Ma nomination au grade de maréchal de camp... Madame, je suis confus... (Bas à Jeanneton.) Ah çà ! tu es donc sorcière?
JEANNETON , has^ en riant. Non, je suis femme!., et maintenant que mon règne est fini, je renonce à toutes mes grandeurs qui n'étaient que de la fumée... je redeviens Jeanneton Duval, et j'éjjouse mon dieu Mars, physiquement parlant.
M^^ DUBARRY. Eh quoi ! Jeanneton , c'est laque se bornerait votre ambition ?
JEANNETON. Une honnête fdle n'a que sa parole... Monsieur l'Espérance ?..
l'espérance. Présenti
JEANNETON. Avancez à l'ordre !... Le
roi vous donne votre congé moi, je
vous prends à mon service... par-devant notaire.
l'espérance. Me voilà le cousin du roi ! (1)
jeanneton. Maintenant, la comtesse du Tonneau va quitter Versailles et la cour pour rentrer dans son petit domaine en plein vent. Adieu, madame la comtesse, adieu, messeigneurs... si vous avez besoin de mes petits talens , vous savez mon adresse : Rue de Suresne , vis-à-vis l'hôtel Saint-Yon. Quant à vous, monsieur de Lauzun , plus de coupures à vos bas de soie, car nous ne ferions peut-être plus, l'un et l'autre, de reprise aussi heureuse que celle-ci. Allons, monsieur l'Espc-
(1) A Paris, la pièce finit ici ; le cLceur suit immédiatement.
MAGASUV THÉÂTRAL.
rance, rappelez mes porteurs et ina chaise. . . de la rue de Suresne... afin qu'où puisse dire ce que disait cette autre : Jeanneton s'en alla comme elle était venue!..
CHOEUR
Air
Célébrons ce beau jour!
Il doit faire époque h ja cour...
Dans ce brillant séjour, La douce folie S'est unie aux grandeurs, h IViuour .
Vive la belle Dubarry !
Qui, comme un roi che'ri, Sait pardonner aussi.
JBANNETON, OU public.
Ani des Caquets.
Vous !i; savez, ji; ne suis pas tière.. Et dans ccfle salle avec plaisir.
Grisette, princesse ou ferniière.
Moi, j'aime îi me voir applaudir Par les boutiquiers, Et par les rentiers , Les ambassadeurs, On les fournisseurs...
Par les bijoutiers.
Et par les banquiers. Par les imprimeurs Et par les auteurs ; Un bravo me plaît, Vnant d'une ouvrière, D'ia femme d'un pre'fet, 11 m' fait même efiet ; Plaire à tons les rangs Voilà mon affaire; J'veux rendre contens Les p'tits et les grands...
Mais, quant aux sifflets.
De tous je les hais, Et, je le promets, Je n'en veux jamais.
CHOEUR
Célébrons ce beau jour, etc.
FIW.
i\:rK!r»iEKiE dh V» Dondbv-Dufri; , ruk saint-iuuis, ■»° 46, AU
ACTii II, sciiiXE xys..^
SUZANNE
COMEUIE-VUDEVILLE EN DEl X ACTES,
|Jflr MMX. McUômiU ci €n%èni (Bnhxot ,
IlErnÉSENÏF.E rOUK l.A VUliMlF.RE FOIS, A l'ARlS, SI ft IF. TfliiATRi; UU l'A L \ IS-RO ï AI-, f.E 28 XOVEMriilE IS.17.
PEItSONN.-iGES. .JCI'EURS.
LE COLONEL GUÉRIN { 5r. ans). . M. Leménil.
Mme PIC?L\RD, sa cousine M"""^ ThÉodoiiE.
SUZA]SNE,orplieline MH'^ DÉjazet.
SAIIST-ALHIOISSE (Kapl.ael) ... M. Lev\.s.sor.
PEliS ONN.J G ES. .ICTE UJiS .
MARTIAL, domestique du coloiul. . M. A. Toc.se/. .
GENEVIEVE, sa femme M""« LemÉ-MI..
R \PTISTE, groom de Sainl-Alplionse. M. Baciieha ii n.
u*Ai'S@Qy3'3\iO'i'5'3^»^i«i-^9»iiS^-,rii^'J<^»*-.r,i^Q'SQVOOe3«i'^&^SiS^