JUSTIN
Toujours l'aimer le voir content ; Voilà le meilleur scntimeuL
Même air.
PHROSINE
Je trouv' qu'on a plus d'avantage A s'amuser... et moi je veux Rire de tout dans mon ménage , Afin qu' mon mari soit joyeux.
Pourplaire aux homm'sfaut d' la t;)ilelle, Aussi je veux être coquetre...
A sa fcmm' s'il vous trouv' des attraits, Un mari ne change jamais
Non jamais; Jamais d' soucis vivre gaîmcnt; Voiià comm' j'entends 1' seiitimer'. his
Reprise d^Enseinble.
MA RM'-.
Jamais d' soucis, vivre gr.în.eni , Voilà comm' t'e.itcndG T sciilirieiU.
Jl'sTIN.
Jamais, elc
Voilà le meilleur senlinn-ul.
!.]■: MAGASi.N rill \ !!\ \f„
JUSTIN, Bravo, l'hroîine! t'as raiîOii. (J part.) V'ià le moment de fjiiru ma commission. (Haut.) Dis donc, Marie, j'ai ste parler.
MARIE. Vraiment, Jnstin? alors je va.-, me déj)êcher de secouer ma salade.
PHROSIXE, à part. Je suis sûre qu'il a eut lui faire la cour. [Haut.) Donne, donne, je vais la secouer, moi. ..j'asperge toujours ceux qui passent sur le carié... ça m'amusc. {Elle prend à Marie la salade qui est dans un tonhon, et dit, à part.) Comme ça... ils ne seront pas gênés...
Elle sort.
JUSTIN. A nous deu.K. ma petite Marie, ye n'ai pas le temps dr. te l'aire des prologues et des grandes phrases... je vas donc droit au but; je viens te laire... une déclaration.
MARIE. Une déclaration.
JUSTîX. Faut pas rougir pour ça... t'es macou-itie, nous avons été élevés ensemble, ainsi, pas d'enfantillage... oui, je viens te faire une déclaration...
MARIE. Vraiment!
JUSTIN. Au nom de Titi.
MARIE. Comment, Justin ! vous vous €tes chargé... vous... (^ part.) Et moi, qui croyais.,.
JUSTIN, Comme te voilà troublée,.. Ué bien , oui, j'ai pris sur moi de te l'aire cette demande, ïiti est un brave garçon, il t'ainie , il veut t'épouser.
MARIE, éîHue, l'interrompant. Ah! Justin, j'avais souvent pensé que loisqu'il s'a- ;girait de mariage, ce serait vous qui m'en parleriez... mais je n'aurais jamais pu croire... que ce fut pour un autre!
illSTIN, à part. Que dit-elle?
MARIE. Veuillez répondre à M. Titi que je regrette de ne pouvoir l'aimer... lui qui m'aime, quoiqu'il ne soit pas de ma famille it qu'il n'ait pas été élevé avec moi.
JUSTIN, â pari. Serait-ce possible? elle pensait à moi. [Hau.t.]\ Marie, ma petite Marie... écoute-moi...
PHROSIKE, rentrant. l,à, je crois qu'elle est assez secouée comm e ça. {A part.) Je leur ai laissé le temps <i'e s'en dirn sufTisamment, [Haut et pa^^sant au milieu.) Maint,-nant jq vais aller faire une petite course... Justin, voulez-v ous m'accompagner jusqu'au bout de la r ue... Ah ! dame, chacune son tour.
JUSTIN. Volontiers! [4 part.) Oh! il faut que je voye Titi, que je m'explique... Cette chère .Marie!
PIIROSINE, lui prenant .te bras. Allons, allons, Justin.
Air : EUclL. (de Gustave.)
Allons, vite , vite, Parlons au plus tôt ; L' plaisir nous invite A r'venir bientôt.
Heprise d'Ensemble.
Allons, vile, vite.
Justin et Plirosine sortent.