‹ Pièces de théâtreChapitre 819 sur 1069 · JUSTIN, PHROSINE MARIE · texte numérisé non relu

JUSTIN, PHROSINE MARIE

Pendant la sctne précédente et le commencement de celle-ci , Marie se sera occupée des apprôls du dîner.

PHROSINE, qui a défait son bonnet , cfirrc/ie d en arranger les rubans; s' interrompant tout d coup, d part. Décidément, il est impossible d'aller danser avec ce bonnet-lù... il est trop galette, et la mercière qui ne veut plus me faire crédit.

JUSTIN, à part. Voici l'instant d'éclaircir la chose...

PHROSlIVE, dpart. Oh ! mais que j' suis bote! en mettant mes boucles d'oreilles en gage, pour huit jours seulcmcmt. Ah! bah! tant pis; après moi, la Tni du monde.

MARIE, à Justin. Ou'est-ce que vous faites donc là à réfléchir, Justin?

JUSTIN. Mo-i, je vous regardais toutes les deux, et je me disais : (c'est qu'une

supposition ) dans le cas qu on vous ferait dc'i offies honnêtes... savez-vous que TOUS f tes furieusement bonnes à marier, à cette lieurc.

PHROSiAE. A qui le dites-vous? nous le «avons bien.

MAKlE. Ah! c'est à ça que vous pensiez

JUSTIN. Oui, et je m'ajoutais: je voudrais bien savoir quelle idée ces deux petites fcmm-s-là se font du mai-iage.

PIinOSlKE. Oh! moi, je m'en fais une idée toute drulelte... et toi, Marie?

MARIE. Moi, v'iàce que j'en pense :

Air nouveau de Frétilton, (Acte premier, scène deuxième.) Faire des licureux, c'est ma devise.

Lorsque viendra le mariage, Plaire à mon mari, v'ià c' que j' veux , En me voyant soumise et sage J'aurai l'espoir de 1' voir heureux.

Si r plaisii chasse la tristesse , Le travail donne la richesse ; Aussi j' lui dirai qu' faut toujours S' priver un peu pour ses vieux jour» :

Oui , toujours !

Toujours l'aimer, le voir content ; Voilà comm' j'entends 1' sentiment. bis- Reprise (TEnsemble.

PHROSINE

Toujours l'aimer, le voir content, Voilà coram' t'entends 1' sentii:ient.

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