‹ Pièces de théâtreChapitre 826 sur 1069 · THRO.-INE · texte numérisé non relu

THRO.-INE

Mai», je n'ose...

TlTl.

C'est un mari, je le suppose...

PHHOSINE.

Oui, j'en conviens, j'y pense souvent.

Oui, le malin, eu me levant, bis.

TITI , répétant au bis.

Oui, le malin, en se levant...

Et le soir, dans votre chsmbrette.

Quand vous rentrez, c'est eimuyeux.

N'est-ce pas , d'être ainsi seulette ?.. Un' jeun' fille a l'esprit peureux 1 Ne craignez-vous pas, ma rhrre, L' tonnerr' les voleurs aussi ?

PHROSINE

Ohl que si!., oh! que si!..

TITI

Eh bien, un mari , ma p'tit' mère, Vous f'rait oublier le tonnerre...

PHROSINE

C'est ce que je me dis bien souvent Le soir, hélas ! en me couchant, bis.

TITI

Le soir, hélas ! en se couchant. ..

TITI. C'est comme ça... Hé bien, sachez donc qu'un jeune homme d'un extérieur gracieux et d'un caractère idem, a élevé sur vous un regard touchant la question en question... et que pour peu que ça vous aille, ce jeune homme veut vous épouser en pleine mairie. . aux yeux de toute la France.

PHROSINE. Mais ce jeune homme?

TITI. Vous le connaissez. .. vous le voyez tous les jours... vous le savez par cœur... j'ose croire même que vous l'estimez... et et s'il faut vous dire son nom...

PHROSINE, Cinter^ompant. Son nom...

Non, j'en ai assez... Ah! bah! ça ne sert de rien de faire la sucrée... Comme vous , Titi , je veux m'expliquer à cœur ouvert... Hé bien, oui, le mariage me plaît... et puisque vous vous déclarez.. .puisque voua m'offrez votre main... je dois être bonne fille, et vous dire franchement: Oui, Titi oui, vous me convenez.

TITI. Comment?

PHROSINE. Vous êtes tout rond, et je

LA TIBELIBH.

crois que vous ferez un excellent mari... touchez donc là... c'est convenu.

TITI. C'est convenu!.. Ah ça, oùs aue je suis? qu'est-ce que ça veut dire ? Comment, Phrosine, ça se pourrait... et le fortuné Titi... {J part.) Ah! ma foi, tant pis pour Justin, je ne peux pas empêcher la petite de m'atluler... je m'étais trompé... ça doit être elle que j'aimais, sans le savoir.

PHROSINE. Que dites-vous ?

TITI. Est-ce que je le sais... au milieu de tant de bonheur... Ah! Phrusine! Phrosine!.. je suis comme si j'avais bu!., la tête, le cœur, tout ça est en révolution...

Air : Salut bois et coteaux.

Je suis ton cavalier Adorable brocheuse , Vois ma flamme amoureuse, J' sens là comme un brazier, Calme ce feu brûlant qui cause mon tourment , Car, vois-tu , c't'incendie Doit durer tout' ma vie.

Phrosine , à toi mon cœur, Que n'en ai-je un' douzaine !

Titi-le-Talocheur Te r'connaît pour sa reine.

Quels ravissans destins I T voudrais qu'à la minute On te cherche dispute, Quand ils seraient dix gamins !..

J' te prouv rais mon amour en leur cassant les reins. Respect à l'Andalouse Qui devient mon épouse.

Phrosine, à toi mon cœur, etc.

Il se met à genoux,

PHROSinns. J'espère bien, monsieur, que je ne me repentirai jamais de mon laissezaller.

TITI. Jamais, jamais, au grand jamais, je le jure à tes genoux comme un vrai troubadour! Donne-moi ta bénédiction.

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