LES MISERES D CN TIMBALIER
SYLVIE. Est-ce que je peux ne pas nie i désoler, quand je vois qu'il est aimé ?..
DLTElL. Ali I mon Dieu I mademoiselle, qu'avez-vous?
M""^ JOLIVET. Fi[>urez-vous , monsieur Duteil, que la fille du docteur Giandin...
DUTEIL. Du docteur... Eh bien?
51'"'= JOLIVET. Enlève à ma fille un prétendu de très-bonne qualité.
DLTEIL. Que dites-vous ? quoi ! Elise...
SYLVIE. Qu'avez-vous donc, à votre tour ?
DUTEIL. Elise, infidèle!.. Ah! je ne puis le croire, elle est trop candide... Elle sait combien je l'aime...
M""" JOLIVET. Quoi 1... vous l'aimez aussi?..
DUTEIL. Oh ! non , il y a eiTeur. n'estce pas? elle m'aime toujours.
SYLVIE. Pauvre jeune homme... Je voudrais comme vous que ce lût une erreur: mais voyez cette lettre...
DUTEIL. Cette lettre sans adresse... mais elle est pou 1 moi, cette lettre...
TVi™" JOLIVET. Pour vous ?
SYLVIE. Est-il possible!..
DUTEIL. Rien n'est plus vrai., j'aime Elise dont je suis aimé... et c'est une réponse qu'elle m'adresse»
SYLVIE. Quel bonheur!
M""' JOLivçT. Ah ! mon Dieu !... et nous qui avons tout dit au docteur... et il s'est emporté contre Léonard , croyant qu'il était coupable... Il a failli le tuer.
DUTEIL, riant. Ah! ah! ahl ahl Air : J'en guette un petit, etc.
Ah! c'est cbarinant... je craignais sa furie i... Car le docteur est parfois très-brutal...
Slais je serai, toute ma vie , Reconnaissant pour mon pauvre rival.
C'est surtout par Ih que je brille :
Non , jauiais luon cœur n'oubliera Qu'il m'a soiifllele courroux du papa ,
Et non pas l'amour de la fille.
Ma loi... à présent, je puis aller me jeter à ses pieds et lui demander la main d'Elise... C'est délicieux , mesdames , vous avez eu une idée... comptez aussi sur 'na reconnaissance.
(Il sort et heurte Léonard qui entre en ce moment.)