SCENE XXIII
Les IMêmes, JULIEN.
JULIEN , entrant. Monsieur Léonard , une lettre pour vous...
LÉONARD. Pour moi ^ encore un désappointement. . .
(Il dt'cachète et lit tout bas.)
JULIEN. IMonsiear le docteur., votre malade...
(Il lai parle tout bas.)
GRAND IN. C'est extraordinaire... pourtant je le traitais lioméopatiiiquement.
LEONARD. Surcroît de f<'licité! ma gratification du théâtre Soixante-quinze
francs... décidément je ne suis plus la victime , mais bien le piivilégié du genre humain.
CHORUR.
Air : Sous ce riant feuillage.
Oui , leur peine est Unie .
Célébrons leur bonlieur ; Ça prouve que , rlans la vie , Il n'est (ju heur et malheur '.
LBO.NARD , au public.
Air : Vaudeville du Bal du Grand Monde. Je crains que mon sort en ces lieux Désormais n'excite Tenvie ; Mais je crois qu' ma biographie Fera taire les envieux.
Sans médecin ni sage-femme , Ce fut un treize , un vendredi , Que , sous le parvis Notre-Dame , Je fus laissé fort peu garni.
A. quinze ans lorsque j'anivai , On trouva ma tète lyrique, Grâce h la boss' de la mnsitjue.
Que d'autres bosses j'attrapai !
Mes timbail's faisaient du tapage , Et les aveugles m'ouvrant leurs bras, Au caveau je devins sauvage, Mais le costume ne m'allait pas.
Bientôt, app'lé sous le drapeau , Je fus timbalier militaire, Mais je quittai. . . car à la guerre Trop souvent j' tremblais pour ma peaa. En6n , pour mon bonheur terrestre , L'hymen et l'amour sont d'accord :
Aussi, chaqu' soir, à mon orchestre Dieu sait coram' je vais frapper fort!
[Au public.)
Vous Trez comme moi volontiers , Messieurs , aujourd'hui , je l'espère ; Et nous verrons que le parterre Est plciu d'excelleus timbaliers !
CHOEUR
Oui , leur peine est finie , etc.
FIN
iMl'UIMEEIE DK V* UO.NDEY-Di; PnÉ , BOE SAINf-LOUlS, 46, AU MARAIS
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