‹ Pièces de théâtreChapitre 874 sur 1069 · VAUDORÉ, LÉONIDE · texte numérisé non relu

VAUDORÉ, LÉONIDE

LÉONIDE, riant aux éclats.

Ah ! ah ! ah !

VAUDORÉ, abasourdi.

En voilà du gâchis !... eh bien, je vous en com-

plimente, vous avez fait de la jolie ouvrage, parlons-en.

LÉONIDE, tranquillement.

Vaudoré, mon garçon, je vous croyais plus d'esprit qu'un imbécile , vous en avez juste autant.

VAUDORÉ

Hein !

LÉONIDE, vivement.

Comment! ne m'as-tu pas dit que tu m'aimais toujours?

VAUDORÉ

Oui, Léonide.

LÉONIDE

Que tu regrettais Paris ?

VAUDORÉ

Oui, Léonide.

LÉONIDE

Mais qu'il te fallait delà fortune?

Trois fois oui, Léonide.

LÉONIDE

Eh bien! ta Léonide que tu aimes, Paris qui te plaît, le dédit de quarante mille roubles qui ne te déplaît pas, tout cela est à toi; comprends-tu à présent?

VAUDORÉ, transporté de joie et d'admiration.

Oh ! quel trait de lumière ! Ah ! Léonide, ah 1 créature supérieure! vous avez six pieds de haut I oh ! laisse-moi me prosterner etbaiser la poussière de tes brodequins. Non, non, ça ne suffit pas, je voudrais avoir un arc de triomphe, pour te faire passer dessous.

LÉONIDE

Nous sommes millionnaires!

VAUDORÉ

A perpétuité!

LÉONIDE

Paris ! Paris ! Paris !

VAUDORÉ

Comme les cochers de coucou: Péris'. Péris'. Péris '.

ENSEMBLE

Air de In Noima (Bellini).

Ali ! quelle ivresse !

Quelle allégresse!

Mon cœur s'élance

Vers notre France \

Plus (le Russie!

Soleil de ma patrie,

De ta chaleur Viens récliauft'er mon cœur.

Plus de soucis et plus de peine.

Enfin nous avons du i/inhiis 1 Nous reverrons la ru' Vivienne, L'Obélisque et les Omnibus.

Alil quelle ivresse, etc.

FIN

Paris. — Imprimerie de V' Dokdey-Ddpré, rue Saint-Louis, n° 46, aa Marais.

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