I-E JIARQUIS
BannirsoDS la crainte ; Allons, je Vous suis ; Mais quelle contrainte .\vec ces habits!
AU ! puisse ma peine.
Grâce à vous, finir !
Oui, bientôt ma reine Ici va venir.
LE GRAND JUGE , Sortant du foyer et s' asseyant à la toilette.
Allons donc, Bloquet ! Eh ! vile I ma perruque.
ELOQUET.
Voilà, monsieur.
Il lui pose sa perruque.
LE MARQUIS
Enfin, me voici dans les coulisses; ça n'est pas sans peine. Ah! Rosine! je vais donc être fixé sur ton compte ! si tu sors victorieuse de l'épreuve, alors je t'adore en aveugle, pour le restant de ma carrière, et je te jure*. .. [A Bloquet.) Mon cher ami, je suis bien gêné dans ma peau ! Et dites-moi, est-ce le moment d'allumer ma torche?
' Bloquet, le M.irquis.
Î\IAGASI]N THEATRAL.
CLOQrET. »
Non, non, pas encore; je vous préviendrai; mais prenez garde de marcher sur votre queue.
Il lui relève sa quuuc et la lui donne. LE MARQUIS.
Oui, oui!... Moi, le marquis deDelœil, réduit àla eondition d'un misérable diable ! 0 amour! comme tu nous métamorphoses! Ah! si j'allais être reconnu!...
ELOQCET.
Rassurez-vous! comment roulez-vous qu'où aille chercher sous ce masque vos traits nobles et distingués ?
LE MARQUIS, à part.
Il est fort convenable, ce perruquier. (Haut.) Bloquet, vous prendrez pour vous tout ce que vous trouverez dans la poche de mon gilet ; ce sera un à-compte.
BLOQUET.
J'accepte, monsieur le marquis: entre artistes, on ne se gène pas. Mais silence, j'entends votre déesse.
LE MARQUIS
Rosine! n'ayons pas l'air... ■
BLOQUET.
Si vous êtes embarrassé de votre contenance, n'oubliez pas les deu\ ou trois poses que je vous ai montrées.
Il figure deux poses diaboliques, que le Marquis répèle. LE MARQUIS.
Est-ce le moment d'allumer ma torche?
WWWWWA