SCENE XIII
Les Mêmes, M^e SAINT-FÉLIX, puis ANTOINE.
Musique de mélodrame. M""' Saint-Félix, les mains lie'es, sort de scène au milieu des gardes comme pour marclier au supplice. Après une marclie dramatique, elle prend un laisser-aller comique*.
M™e SAINT-FÉLIX.
Nà!... En v'ià assez pour aujourd'hui... Bonsoir, la compagnie ! ( A Charlotte. ) Ma petite, ayez donc la complaisance de me délier les mains.
CHARLOTTE
'Volontiers, madame.
Cliarlotte délie les mains de M^i^ Sjinl-Félix, qui pousse un cri affreux, suivi d'un coup fr.ippé sur une cymbale par le Régisseur.
M™^ SAINT-FÉLIX
Ah!
CHARLOTTE, effrayée.
Ah! mon Dieu!... je vous ai fait mal?
* Cliarlotte, Mn"^Saint-Fclix, le Rci^isscur.
LES COULISSES
m'"'^ SAINT-FÉLIX, tranquillement.
Non, non, ma petite... c'est le coup de la mort que je viens de recevoir... A présent que me voilà tuée, je vais souper I
Elle sort en sanlani, el rentre au foyer. ANTOINE, criant de la coulisse.
« C'est la mort que j'appelle I c'est la mort que » je demande !... Adieu, mon père! adieu I » [Il entre en scène toutéchevelé el tout haletant.) Xhl que j'ai chaud! que j'ai chaud !
LE RÉGISSEUR, le retenant par le bras'.
Attention à votre dernière réplique, au moins!
CHARLOTTE, allant chercher un verre d'eau sucrée
sur une table à gauche.
Tenez, monsieur, buvez ça... ça vous remettra.
ANTOINE, prenant le verre et le remuant avec une
cuiller.
Ah I merci , merci !
LE RÉGISSEUR, tctiunt lui pistolet.