SCENE I
BRIGITTE, entrant par le fond.
(Elle tient à la main un bouquet de (leurs artificielles et parle à la cantonade.)
Mademoiselle n'est pas encore rentrée ?... c'est Lien. Je vais déposer ce bouquet sur sa toilette. (Venant en scène.) Est-ce Contrariant!... moi qui avais demandé comme une faveur, au magasin, de porter ces fleurs, pour voir enfm cette fameuse mademoiselle Arnoidd, dont on parle tant, et (|ui ilonne son nom à toutes nos modes nouvelles... Ah! elle est bien lieureuse! Air du vaudeville du Baiser au porteur.
File a des bijoux, des parures.
Kl reçoit des bravos flalletirs ;
Elle a des laquais, des voitures ;
Elle a , régnant sur tous les ccenrs . A ses genoux soixante adorateurs !
Ce qui lui manque, hélas ! quoi qu'elle fas.^îc, C'est un mari... mais on m'a dit lout bas Qu'à l'Opéra d'habitude on s'en passe,
Et qu'on ne s'en aperçoit pas.
Et , quand je pense que si je voulais écouter ce Ijeau seijjneur qui vient m'en conter au magasin , je pourrais... Ah! fi donc! est-ce qu'il faut avoir de ces idées-là? (On entend le roulement d'une voiture.) Un carrosse!... c'est sans doute mademoiselle Arnould ! ( Elle court au fond , et se rencontre avec Lauraguais , qui entre.) Ah!... monsieur le comte de Lnuragn.iis !
SOPHIE ARNOULD
ftSûcoeeoccoeoeeeesseeoeeoaeesseeeeeseoeeseeseseeseoseeogoe