‹ Pièces de théâtreChapitre 995 sur 1069 · SCÈNE Yil · texte numérisé non relu

SCÈNE Yil

ROBINEAU, 5e«/.

Que diable me chante-t-elle avec son nègre et sa grande dame!... Si c'était cette riche comtesse qui a demeuré dans ma rue et à laquelle je faisais des yeux langoureux quand elle était à sa fenêtre, même qu'un jour, en la regardant, je me suis jeté dans une laitière et son âne que je ne voyais pas. Ah! bah! quelle idée... je vais commencer par regarder sous le bonnet; je suis très-curieux, moi... ( Il découvre la bavaroise. ) Une bavaroise au chocolat.. . c'est une surprise de Fifine? et moi qui lui en ai fait une aussi; j'ai apporté de quoi la régaler. (^Il serre la bouteille .) Je la nourris avec du muscat et des babas de la rue Montorgueil ; elle est gourmande comme une chatte , et ce soir , ce petit goûter auquel elle ne s'attend pas, ça va la faire rire . . . C'est friand ces petites modistes; est-on heureux d'avoir une maîtresse connue ça!.. Allons, voilà encore ma chambre toute sens dessus dessous , ces tiroirs , ces chaîses; s'il venait quelqu'un?., c'est un traia dans cette maison , on aurait trente mille livres de rente qu'on les mangerait. {Imiiant la voix de Fifine.) Mon petit loup-loup, je t'en prie, laisse-moi ta clef, j'aurai bien soin de ton ménage, je ferai ton lit... Oui, elle le fait joliment... et moi j'ai été assei bète Mais sois tranqtiille, je te la reprendrai la clef. . . Enfin, que vient-elle faire ici quand je n'y suis pas? Ah ! pincer de la guitare ; la voilà par terrg. .. bien ma chaatg»-

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