‹ Pièces détachées (volume 2)Chapitre 3 sur 38 · DU VII® SIÈCLE · texte numérisé non relu

DU VII® SIÈCLE

per II [hennijter, temporibus praesentibus ac futuris, in Dei nomme conservitur. Et sicut adsolet, stimulante adversario, per aliqua temeriditate aut caliditate de successoribus nofstrisj || nimpe solet malicia praepedire bonis, hoc privilegio quae nos prô divino respecte ut pro participanda communi successorwm fratrum mercidem, absorde per prav[orum] || [consjilia inlexirit, et, ad molem impietatis indulgencia nostra, omissa relegione, violari aut depravari vel conrumpire adnisus fuerit, non solum hic in conhibenfda || secundujm statuta canonum sentencia, de objecte emmanitatis crimene feriatur, sed etiam in futurwm ante tribunal aeterne judicis seu angelorum vel sanctorum II [omnium], ulcione divinae in praecipicium (a) condemnetur aeculei. Et, dum extremitas nostra saepe nomenato monastirio, sub Chn’5^0 cultui, admodum {b) in sancta vita conversare || [cogjnicione veritatis regulariter in Dei laudis méditantes summo desiderio desiderare inspeximws, ita deinceps solecicius atque curiosius, dum a nobis omnia || [subsidia] feruntur, Christi clemencia inploramus, ut sem per, magis ac magis, in Dei amore proficientis, accensis lampatebus, aeterna vita perfruantur, qualiter pro||“... [IJabore quae in certaminis contempJacione desudant, apud omnipotentem Dommum mercedis commodum ferant ; et nos de multiplecata segite praemia sempiterna |P^ [po]pulorom congeries fructificata gremiis, abrutis palliarum sordebus, triticum horrea reconditis metere atque adepisci mancipari valeamur. Unde domnis || . . [mjetropolitanis arcium

sedes divinitatis suffragia poscimus,ut adhibenda mercidem hoc^ sancium privilegium societate beatitudinis vestre adsentire atque || [confirmajre una nobiscum almetas vestra dignetur. Annum II secundo regnum domai nostri Childebercthi gloriosissimi regis, Captonaco, publicae. || [Datum quod] fect^ mensw marcius dies sex.

Il [Gojercicus et episcopus hoc pielegium consi[n]si [et subscripsi]. [Invocation monogrammatique]. — In Chvisio nomine Ageradus, acsi peccatur episcopus hoc previlegium a me factum religi et subscripsi. — || [In Christo] nomene Gripho etsi peccator episcopus h[un]oc privilegium consensi et sabscripsi [Sig-

(a) Tardif a lu praecipinm,

(b) Tardif a lu admotum.

DOCUMENTS CHARTRAiNS AU VIl‘^ SIECLE

num recognitionis cum notis tironianis :] \lnvocatio monogram-

matica] Ansebercthizs, servizs Jhe5u Chrw/i hoc privilegium rogitus suhscripsi. — [Invocatio monogrammatica] In Dei nomene

Ebarcis, etsi peccator aaipiscopus hoc privilegia[m] —

Il [Sigrinm recognitionis cuin notis tironianis :

In Dei noinine [Invocatio monogrammatica] In Christino-

mine Ayglibercthz;^ acsi peccator episcopus hoc privjlegium consentiens suhscripsi. [Signum recognitionis cum notis]. — || [I]n Christi nomiae Beracharius episcopus hoc privilegium consenciens suhscripsi. [Signum recognitionis cum notis tironianis :] Bere-ha-rius recognovi [et] suhscripsi. — [Invocatio monagramma- Tretecor per meserecordia Dei episcopus \ hoc privilegium suhscripsi. — || [Invocatio monogrammatica] In Dei nomene Ansoaldus, etsi peccator hoc privelegiom suhscripsi. [Signum recognitionis cum nota tironiana :]. Amen. — [Invocatio monogrammatica]. In Dei nomine Attur, gracia Dei episcopus -, hoc privelegium rogetus suhscripsi. [Signum recognitionis]. — || In Christi nomi/ie Ermeno peccator suhscripsi [Signum recognitionis cum notis tironianis ;] In-nomine Christi Er-[me]-no peccatur suhscripsi. — [Invocatio monogrammatica] Soabericus peccator episcopus hoc privylegio conse[nciens subscripsi] [Signum recognitionis cum notis tironianis] : Gratias verho Domini in omnibus. — '^Invocatio monogrammatica]T urnochaldus, acsi peccator episcopus, hoc privelegio s]ubscripsi]. [Signum recognitionis]. — || [Invocatio monogrammatica] Constantimza peceator episcopus hoc prevelegio s[ubscripsij. [Signum recognitionis]. — || Chaino gracia Dei abba, hoc privilegyum subscripsi. [Signum reco^ziztionis].

Les deux analyses suivantes placées au dos du parchemin, sont modernes.

696. Childebertus 3® Privilegium Agirardi episcopi Carnutensis pro monasterio Beatae Mariae super Ligerim Diplomatica, p. 478.

Privilegium Agirardi episcopi Carnotensis pro monasterio Sanctae Mariae infra muros urbis cujusdam secus Ligerim sit. Annum secundo regnum domni nostri Childeberchi gloriosissimi regis. Captonaco. Datum quod fecit mensis martius dies sex. Mabill., de re diplomatie. C. 478 (Ex autog. Dionys. valde mutilo). — (Tab. XXXI)

Les archives d’Eure-et-Loir possèdent une authentique 4e reliques qui ne porte pas de date mais qui nous offre un spécimen d’écriture mérovingienne assez semblable à celle de la charte d’Ageradus. Ce document peut donc être daté de l’an 700 environ.

Une reproduction en héliogravure en a été donnée en 1878 dans le Musée des Archives départementales (1), mais nous pensons qu’un nouveau fac-similé sera bien placé à côté de celui qui représente la charte d’Ageradus. Les deux lignes d’écriture mérovingienne que renferment ce petit morceau de parchemin doivent se transcrire ainsi :

[Invocation monogrammatique]

Hyc sunt pignora de coberturio domno Monulfo Trejectinse ep[iscop]o (2).

(1) Musée des archives départementales. Recueil de fac-similé[s} héliographiques de documents tirés des archives des préfectures, mairies et hospices publiées par le Ministère de l'Intérieur à. l’occasion de l’exposition de 1878, planche I,n° 1 texte (Paris, imprimerie nationale, 1^78, in4°),p.l.

(2) Archives du département d’Eure-et-Loir, G. 439.

DOCUMENTS CHARTRAINS

Ce fragment, trouvé dans une châsse de la cathédrale^ de Chartres, était cousu sur des reliques pour les distinguer. Ces reliques consistaient en un morceau de manteau (1) de saint Monulphe, évêque d’Utrecht, mort le 23 juillet 59d (2).

Au XVIP siècle, l’abbé Brillon a écrit C|uelques notes explicatives sur ce parchemin. Au recto : « Haec sunt pignora de Sancto Bertario (Bresagrio) Domno Monulfo Trejectense Episcopo. » On voit cjue l’abbé Brillon a très mal lu cette écriture mérovingienne et a vu « Sancto Bertario » là où est écrit « de coberturio ». — Au verso : (( Beatus Monulphus Trajectensis episcopus obiit 7° kal. Augusti postquam sedisset annos 39. Successerat Domitiano qui obiit anno 560 salutis. — Cecy doit estre remis en la dernière châsse et qui est seule et la plus élevée de celles du rond-point de l’église aux deux bouts de laquelle il y a des faces de Notre-Seigneur et le mettre dans un grand parchemin qui sert d’enveloppe à plusieurs petits pacquets de reliques la pluspart deliez, dont il a été retiré, ce parchemin est un affranchissement d’un nommé Robert vers 1100. »

Dans les notes de l’abbé Brillon^ conservées aux archives d’Eure-et-Loir, et concernant les relicjues de l’église cathédrale de Chartres, nous lisons : « Reliques de saint Berthaire évesque d’Utrecht ! — Explication du titre ou inscription des reliques de saint Berthaire (Bertagrius) évesque d’Utrecht qui sont dans la dernière châsse et la plus haute des six qui sont au rond-point du chœur. Nota que ce titre a esté pris parmy d’autres qui sont dans cette châsse dans un grand parchemin ou titre ancien qui sert d’enveloppe à plusieurs pacquets de reliques la

(1) Ou peut-être de la chape.

(2) Cf. Lucien Merlet, Catalogue des j^eliqucs et joyaux de Notre-Dame^ de Chartres, Chartres, Garnier, 1885, in-8°, p. 153, note 1.

AU Vil® SIÈCLE

pluspart denouez. Ce parchemin est un affranchissement d’un nommé Robert par Tabbesse Bilchide sous le roy Louis le Gros et ne sert de rien pour la connoissance des reliques qui sont dedans (l)et qui estant meslées les unes aux autres sans étiquette pour la pluspart, on ne peutreconnoistre celle de saint Berthaire. Nota (2) qu’il ne faut pas confondre ce saint Berthaire avec saint Betaire ou Rohaire évesque de Chartres dont une partie du corps repose dans la même châsse et pour cela elle se nomme la châsse de saint Betaire (3). »

Maurice Jusselin.

Archiviste du département d'Eure-et-Loir.

(1) M.Prou a publié dans le Moyen-Age un diplôme de Cloviscjtl qui avait servi à envelopper des authentiques de reliques conservées dans la cathédrale de Sens.

(2) Cf. Aussi Maurice Prou et A. E. Cbartraire, Authentiques de reliques conservées au trésor de la cathédrale de Sens, extrait des Mémoires de la Société nationale des Antiquaires de France, t. LIX, Paris, 1900.

tS'i On trouve dans le manuscrit G. 403 des archives départementales d’Eure-et-Loir, au folio 58, une autre note de l’abbé Brillon concernant cette châsse qui avait 28 pouces de longueur, 13 pouces de largeur et 23 pouces de hauteur.

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