MANUSCRITS PROVENANT DE L ANCIENNE ÉGLISE
main sitis in claustro Sancti Andree ; et Johannete filie deduncti Johannis Chalet^ quod valet x s. saper omnibus liereditatibus suis quas habuit ex successione patris sui, nuper per Johannem Bourgine, modo nichil, que vendite fuerunt per capitulum centum solidis].
29 juillet.
xxix. — g. ■ — Die mensis Julii, habemus ad missam quam discretus vir dominus Johannes Rochardi presbyter pro parie huius ecclesie rector fundavit et ordinavii x s. annui et perpetui reddituSy super redditibus sitis apud Sanctum Germanuni de Guastina, per Guillelmum de Ulnis^ dum tamen vitam duxerit in humanis^ et post ipsius decessum missa erit de defunctis, pro remedio anime sue ac omnium benefactorum suorum et salute.
[Antepenultima mensis Julii, debet fieri anniversarium deffuncte Michelete quondam uxoris Johannis Barberii draperii, civis carnotensis, et fiet sollempne cum commendationibus, quod valet xl s.. videlicet trigenta s. pro anniversario et decem pro commendationibus, prout in clausula testament! continetur, sitos et assignatos super quamdam domum sitam in vico Sancti Andræ prope stuphas quondam Jaqueti de Nadipas].
[Item sequenti die fiet anniversarium sollempne deffuncte Alipdis filie antedicti Johannis Barberii, quod valet xx s., sitos et assignatos super quamdam domum sitam in parva ripparia carnotensi, prout in litteris obligatoriis continetur].
Sixième feuillet.
30 juillet
XXX. — A. — [Die Julii, anniversarium sollempne deffuncte Johannete quondam uxoris Michaelis Danjoan, quod valet xx s. super quadam domo sita in ripparia carnotensi que fuit deffuncti domini Johannis Bondon, per Johannem...]
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31 juillet
xxxi. — b. — |Die Julii, debet fieri anniversarium deffuncti magistri Pétri Solier, quod valet xx s.., sitos et assignâtes supra domum quaindam sitam in burgo, iuxta Petrum Burelle ex una parte].
août.
KL. — Augustus.
c. — Ad vincula sancti Pétri, ix lect. Prima die mensis Au-gusti, fecimiis anniversarium domini Johannis de Gallanda (1), quondam episcopi carnotensis,i ad quod habemus xvi s. viii d. ut supra. Et cum eo anniversarium Pétri cardinalis, abbatis huius ecclesie (2), ad quod habemus xxvi d. super domibus scolarum per tenantes easdem. Summa : xviii s. x. d..
[Et cum eo anniversarium domini Hervey de Sancto Thoma, quondam huius ecelesie canonici, quod valet xiiii s. iiii d. super redditibus per ipsos (3) huic ecclesie legatis].
2 août
ii. — d. — I Anniversarium magistri Raginaldi de Badoinvilla, quod valet x s. super magna domo Chamahu, pro presenti in requirendis et ex causa, Robini Trousseau et Martine eius uxoris, quod valet xii s. super quadam domo sita in claustro Sancti Andree olim per Johannem
(1) fl315. Son anniversaire est marqué auP’’ octobre dans l’obituaire du xiv® s. de la cathédrale, (Molinier Longnon, p. 154).
(2) Pierre de Pavie, cardinal, évêque deTusculum, f 1198 d’après ’es éditeurs du Cartulaire de N.-D. Il avait été abbé de Saint- André. Le nécrologe le mentionne au 1®’’ août : « Obiit Petrus dictus cardinalis, huius ecclesie abbas. » (Molinier-Longnon, p. 336). Le Nécrologe de la Cathédrale, à la même date, le désigne ainsi : « Petrus tusculanus episcopus, canonicus beate Marie et abbas sancti Andree. » Cf. l’étude de M. l’abbé Clerval, yoixde N. D. / .9 /, supplément du 24 janvier, p. 52.
(3) Sic.
MA.NUSCR[TS PROVENANT DE l’aNCIENNE ÉGLISE
de Launoy. Eodem dio anniversarium solempne deffuncti domini Johannis scolaris, quod valet xvi s. viii d. super redditibus per ipsum huic ecclesie legatisj.
Septième feuillet.
V 3 août,
iii. — e. — [Tertia die mensis Augusti, Johannis Fabri ac omnium benefactorum suorum, ad quod habemus (1) iii s. ix d. super virgulto sito in clauso Errardi, per magistrum Johannem de Valle Clara; Ysabellis Belin quod valere solet x d. super vineis dicti Cheret, per Petrum de Salneriis, modo nichil; Michaelis Hagueti de Feritate, quod valet v. s. super domibus que sunt Johannis Largi inclaustro Sancti Andree ; dicti Eliot, quod valere solet V. s. super quibusdam plateis sitis in tonnellaria per Stephanum de Valenga, modo nichil. Et cum eis anniversarium Garini Basin (2) et Ysabellis eius uxoris, Roberti dicti Arguan, quod valet iii s. vi d. de denariis capituli. Eodem die anniversarium Marione quondam uxoris Jaqueti Belleche (3), quod valet xii s. vi d. super buffeteria liberorum deffuncti Jaqueti Belleche].
4 août.
iiij — f. — Die mensis Augusti, fecimus diiniversarium Galterii de vico vassallorum ad quod habemus iii s. super Luceyum per capitulum. El cum eo anniversarium Ysabellis Belin ad quod habemus x d. per heredes deffuncti Johannis Salnerii super tribus quarteriis vine site in valleya. Et cum eis anniversarium
(1) Ici se placent dans l’original les mots suivants : xx s. super quibusdam domibus sitis apud sanctum michaelem per... qui ont été rayés et remplacés par ceux qui ont été reproduits.
(2') Ce nom de famille est mentionné dans le nécrologe au 16 août. (Robert Basin).
(3) Un autre membre de la même famille, Jean Bellèche, est cité dans le nécrologe au 6 août, et plus bas à la même date.
SAINT-ANDRÉ DE CHARTRES
Alardi canonici, ad quod habemus ii s. super tonnellariam per capitulum. Et cum eis anniversarium Hugonis de Feritate, episcopi carnotensis (1), ad quod habemus v. s, super domibus ut supra. Summa : x s. x d...
[Eadem die anniversarium sollempne deffuncti magistri Guillelmi Berthier quondam huius ecclesie canonici et procuratoris, quod valet xxxv s. super sexaginta et decem solidis debitis per Johannem Maioris Symonem Natalis de Housso et Johanem Daliboy].
5 août.
V. — g. — [Die Augusti, anniversarium sollempne deB functi magistri Johannis de Chassenoy, quondam huius ecclesie canonici, quod valet xx s. super redditibus per ipsum huic ecclesie legatisj.
6 août.
vi. — A. — [Maria, relicta deffuncti Johannis Belleche, obiit in mense Augusti et legavit pro aniversario suo viginti solidos percipiendos anno quolibet supra bufeteriam suam. Eodem die anniversarium sollempne cum commendationibus deffuncti domini Mathei Romelli et amicorum suorum, quod valet xxv s. super redditibus per ipsum huic ecclesie legatisj.
(1) f 1236. Mentionné le 6 août dans le nécrologe de Saint- André, (Molinier-Longnon, p. 346). Son anniversaire était célébré à la cathédrale le 18 août. (Ibid. p. 118).
MANUSCRITS PRd^VKNANT DU l'aNCIENNE ÉGLISE
Plus heureux que le livre des anniversaires de Saint- André^ le psautier de la même église, dont il nous reste à parler, a échapppé à la destruction, et a fini par entrer dans la riche bibliothèque d’un artiste. Ce ne sont pas seulement des fragments mutilés que nous allons décrire, mais un manuscrit à peu près complet.
Le livre en question est un psautier liturgique ; il contient l’office dominical et férial, c’est-à-dire, outre les psaumes qui en constituent la partie principale, les antiennes, hymnes, versets et oraisons, le tout accompagné, quand il y a lieu, delà notation musicale.
Sans doute, les manuscrits de ce genre ne sont pas bien rares, mais celui dont il est question a son importance au point de vue local, à cause de la très grande rareté des manuscrits d’origine chartraine donnant le chant de Toffice. Il existe à la bibliothèque de la ville de Chartres plusieurs graduels ou missels notés donnant les chants de la messe, mais on n'y trouve aucun antiphonaire complet; les chants des offices du temps et des saints n’existent plus sans doute que dans un bréviaire noté du XIll® siècle, aujourd’hui au Vatican (ms. lat. 4756), et ceux de l’office dominical et férial, que dans le psautier de la cathédrale (Chartres Bibl. municipale, 527), et dans le nôtre.
Une note, aujourd’hui perdue, attestait son origine. Son contenu, qui est celui d'un livre chartrain, mais non à l’usage delà cathédrale, concorde parfaitement avec cette indication ; aussi l’attribution à l’église Saint-André n’est-elle pas douteuse.
S’il est encore assez complet, le manuscrit n’est pas cependant sans avoir subi des mutilations. Plusieurs lacunes existent dans le courant du volume — on peut, pour reconstituer les parties manquantes, s’aider du psautier de la cathédrale mentionné plus haut, dont le contenu
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•est identique — il manque à la fin plusieurs cahiers, enfin la reliure n’existe plus. Il reste cent vingt-neuf feuillets anciens, de vingt-trois centimètres sur trente-deux. Le texte, orné d’initiales rouges et bleues, est écrit en deux colonnes. La première page du psautier, à la suite du calendrier, est ornée d’enluminures dont le style, comme l’écriture du manuscrit, dénote le milieu environ du XIV® siècle. L’étude du contenu conduit à la même conclusion, et fournit même, nous le verrons plus loin, un point de repère précis.
Le calendrier, malheureusement, a beaucoup souffert; il n'en reste plus que deuk feuillets, contenant les mois de juillet, août, novembre et décembre. 11 faut regretter particulièrement la disparition du mois de mai, où nous aurions sans doute pu lire la mention suivante, comme dans le calendrier vu par Brillon : XIV Kalendas junii, deâicatio Sancti Andree Carnotensis.
A la suite du calendrier se place le psautier. Une lacune de quatre feuillets vient interrompre les matines du dimanche, une autre, plus considérable, a fait disparaître la fin du même office, les laudes qui suivent, et le début des matines du lundi. Enfin, plus loin, au milieu des matines du mardi, un feuillet a subi une déchirure importante. Le reste est complet et en bon état.
Il s’agit, avons nous dit, d’un psautier liturgique, c’està-dire destiné à l’office. Sa disposition, commune dans certaines classes de manuscrits, présente un ordre particulier qu’il faut attribuer sans nul doute à la survivance d’anciennescoutumes, et tient en quelquechose de celle des psautiers purement bibliques : les psaumes y sont placés la plupart du temps selon leur ordre numérique, même quand cet ordre ne coïncide pas avec l’ordre des offices; d’ordinaire, pas toujours cependant, un renvoi avertit le lecteur. Ainsi, les petites heures, qui contiennent les psaumes 117 et 118, avec tout leur cortège d’hymnes, de versets, d’antiennes et d’oraisons, sont placés au milieu
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