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XI II

D. Le euré est-il à portion eongrue, ou déeimateur en tout ou en partie ?

R. Le euré est déeimateur en partie.

D. Q)uel est le poids de la eharge de blé froment suivant la mesure reçue et autorisée dans la paroisse?

' La confrairie du Kosau'c de lîrunelles fut établie par Tiiomas Guibert de 15ussy, seigneur de Brunelles (1G42-1G58), et Louise de Barrat, son épouse. Vers 1G70, une somme de GOO livres fut mise entre les mains de Marie de I.yonne, veuve de Charles Amelot, seigneur de Brunelles, pour acquitter la rente de 20 livres léguée à ladite confrairie par Marie de Boislèvc. [.ircliive.f d'Enre-ct-Lolr, E, 4053).

R. Xofrc mesure est celle de Xof/cnt-lc-llofrou qui est la même que celle de Paris.

1). Combien faudrait-il de blé, mesure de la paroisse, pour former une quantité de grains équivalente à celle du setier de blé froment, mesure de Paris, pesant deux cents c^uarante livres, poids de marc?

R. Il nous faut comme à Paris deux cents quarante livres de ])lé froment pourj'ormer un setier.

D. Quelle a été la valeur en argent du setier de blé froment, mesure de Paris, pendant les dix dernières années, en consultant les ventes et appréciations des c{uatre époques principales de chacpie année ?

R. Le beau blé a valu pendant les dix dernières années vingtquatre livres le setier. et les six années qui ont pjrécédé environ trente livres.

I). A quelle somme peut-on fixer, d'après l’état comparé des dix dernières années, le prix commun en argent des vingt-cinq setiers de blé, mesure de Paris, c^ui constituent la portion congrue des curés au terme de l’édit de 1768, et des douze setiers et demi accordés pour celle des vicaires ?

R. D’après l’état comparé des dix dernières années, le prix des vingt-cinq setiers de blé à notre mesure, ainsi qu’ii celle de Paris, est de .sic cent livres, cl par conséquent celui des douze setiers et demi est de trois cent livres.

riKCES DÉTACHÉES

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1). Ne serait-il pas expédient de payer toujours en nature la portion ecuigrue ?

R. Il serait plus exjiédicnt de jjai/er toujours eu nature lu portion coïKjrue pour n'ètre jias exposé aux chertés qui peuvent arriver.

I). Dans le eas il'estimation en argent, quel est le moyen de eonserver tou jours une juste proportion entre la \adeur réelle de la denrée et le payement en argent?

R. Dans le cas de V estimation en arqent, le moyen de conserver une juste proportion entre la valeur réelle de la denrée et le jniyenient en aryent, eût été de payer six cent livres pour les dix dernières années et sept cent cinquante ou même huit cent livres pour les six années qui avaient j)]'écédé les dix dernières.

/>. I''aut-il déterminer de nouveau, ehaque année, le montant de la contribution en argent, d’après le prix courant des grains ?

R. Il y aurait de l'inconvénient à attendre à déterminer char/ue année le montant de la contribution en aryent, d'après le prix courant des (jrains, la portion conyrue étant une portion alimentaire qui doit se payer par quartier et d’avance.

D. Y aurait-il de l’inconvénient à laisser à chaque curé la faculté d’opter entre le payement en nature de la

quantité des grains fixée pour la portion congrue ou en argent, suivant le prix changeant et variable de chaque année, ou une somme convenue pour une certaine période de temps ?

R. Laisser à chaque curé la faculté d'opter entre le payement en nature de la quantité des grains fixée pour la portion congrue ou en argent suivant le prix changeant et variable de chaque année, serait un inconvénient pour les gros décimateurs, parce qu'en louant leurs abbayes ou prieurés, ils ne pourraieût donner un état fxe des charges, il faudrait au moins que cela fut fxé pour le courant d'un bail, ou pour le terme d'une assemblée générale du clergé à un autre.

D. Quel revenu annuel serait nécessaire, toutes les circonstances locales bien considérées, pour assurer une honnête aisance au curé et aux vicaires ?

R, Tout considéré et vu la cherté des denrées qu'occasionne la proximité de Paris, où l'on envoie toutes les semaines, pour assurer au curé et aux vicaires une honnête aisance il faudrait huit cent livres au curé et trois cent cinquante livres aux vicaires, parce que r/uelc/ues petites que soient les cures il s'y trouve toujours des besoins extrêmes au soulagement desquels il est impossible de se refuser.

1). Le service de la paroisse exige-t-il que le curé ait un cheval ?

R. Le scrv'ice de la paroisseexige un cheval, attendu l'éloignement de plusieurs habitations.

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/). (^)uellc.s sont les principales ressources du territoire?

H. Los j>rincipales ressources du territoire sont lof/ruin, le nourri, les fruits et im peu de volaille.

1) Indiquer le prix courant des denrées et consommations nécessaires à l'intretien d’un prêtre ?

R. Le grain au ptrix ci-dessus marqué, le vin livres par poinçon jjIus fjiie dans le vignoble à raison de la voiture, le cidre 10 l'"2 l., quelques fois 20 l. le poinçon, la viande 7 s.

la livre, le beurre communément 12 s., 15 s. la livre ; et i augmente d'année en année, les œufs 10 s. la douzaine, les pois, les fèves, 10 121. le minot cfui est le quart du set'er.

/). Y a-t-il des obits ou quelques autres services attachés à la cure ?

R. Il y a des obits et des fondations faites à la cure et fabrique.

D. En c[uoi consistent les charges et revenus des fondations ?

R. Le revenu des fondations monte environ à deux cent soixante livres, sur laquelle somme on paye cent cinquante-six livres pour l'acquit de deux cent dix messes basses et de trenteneuf hautes, de pdus de fournir le luminaire et autres dépenses nécessaires à l'église et faire les réparations d'une jietite ferme et d'une maison.

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I). Le curé ne Jouit-il pas, indépendamment de la j:)ortion congrue, de pensions, redevances et fonds, qui ne soient point chargés d’acquits de messes ou autres œuvres pies?

R. La cure n'csf: point à portion conf/riio, et il n'i/ a ]>oint de pensions, redevances, ni fonds, ce qui est extraordinaire dans une campaqne.

l). I.es prêtres de la paroisse peuvent-ils se procurer facilement des messes pour toute l’année ?

R. On se proeureà peu prèsdes messes pjour toute Vannée, attendu le nombre des fondations dont mention à l'article '"27 .

1). A quoi montent annuellement tous les revenus de la cure, soit fixes, soit casuels ?

R. Le revenu des dixmes, fondations et casuels peut monter à

ma i.

l). Le curé n’est-il pas chargé de pa\uu' quelcpie pension sur son bénéfice, assigner l’origine et la quotité de cette pension ?

R. Il n'q a point de pension à paper. Le curé paije son vicaire aidé de quelques fondations eomme il est dit à l'article IL

D. Ne pourrait-on pas réunir en une seule mense, au profit de la cure, tous les obits, prestimonies, chapelles et fondations dépendants de patrons ecclésiastiques?

R . Il serait à désirer que la chapelle de la Madeleine de la Ferrière dont mention à l'article 9 fut réunie à la cure, d'autant que la dite chapelle et la cure sont à la nomination du même patron , M . le prieur-doyen de St-Denis de Noqent-le-Rotrou.

1). Y a-t-il cj^uelque patron laïque qui paraisse disposé à faire le sacrifice de ces droits en faveur de l’église paroissiale ?

R. Il n'y a point de patron laïque dans la paroisse.

I). Quels sont les décimateurs de la paroisse ?

R. Les décimateurs de la paroisse sont l'abbaye d'Arcisses, l'abbaye de Tiron, le chapitre de St-Jean de Noqent , M. le prieur-doyen de St-Denis de Noyent, le chapielain de la Madeleine et enfin le curé.

D. Sont-ils en même temps curés primitifs? R. Les décimateurs ne sont point curés primitifs.

D. A quoi monte la valeur totale des dixmes ?

R. La valeur totale des dixmes monte à cinq mille livres.

1). Dans le cas de plusieurs co-décimateurs, quelle est la portion cj^ue chacun perçoit, et combien est-elle estimée en argent ?

R. Il y a dans la paroisse six déciniatcurs. /“ L'abbaye d' Arcisses qui exemple de dixme les terres d’ancienne dotation, cet oJ}jet estimé 385 l. L’abljaye de Tiron qui jouit du même privilège, estimé ''255 l. 3° Le chapitre de Sl-Jean de Nogent qui jouit d'une dixme inféodée qui leur a été donnée par les seigneurs du lieu, estimée 300 l. M. le prieur-doyen de St-Denis de Nogent qui prétend avoir un trait de dixme estimé 120 l. 5“ Le titulaire de la chapelle de la Madeleine qui jouit d'une dixme estimée 40 l. Enfin le curé de la paroisse qui jouit du reste estimé 900 l. Total 2000 l.

D. Enoncer en détail toutes les charges de la dixme ?

R. Il n'y a de charge que les fraits que fait le curé pour récolter sa portion, celle du chapitre de St-Jean dont il fait aux chanoines soixante et cinq minots de bled métcil et soixante et cinq minots d'avoine rendu dans leurs greniers, et celle de St-Denis dont il fait 120 l. en argent. Les fraits de la récolte sont d'autant plus considérables, que la paroisse étant coupée par plusieurs petits ruisseaux cela occasionne beaucoup de détours.

D. Que reste-t-il aux décimateurs, charges prévelées ?

R. Il reste aux décimateurs ce qui est dit aux articles 37 et 38.

I) . i iCS clécimaleurs ont-ils dans la paroisse d'autres

jiatures de biens, et en quoi eonsistent ees Inens?

R. Lcfi déciinalcurs ont j)Oiir la j>lus pari Lcaucoup d'autres natures de Liens dans la ]>aroisse: h L'ahbaye d'Arcisses a trois fermes, des prairies et du Lois taillis. Tijron a quatre fermes. 4^^ St-Denis outre sa diænic a sur une portion de lu j>aj'oisse un droit de champart dont le r/rain est conduit dans la paroisse voisine du Cliamprond en Perchel. 5" Le titulaire de la Madeleine jouit de deux ou trois petits champs de peu de valeur qui sont autour de la chapelle. Le curé seul n'a point de terre ou domaine.

D. Les déeiniateurs jouissent-ils d’ailleurs de revenus suffisans pour n’ètre pas en souffrance, à l’occasion d’une nouvelle augmentation de portions congrues?

R. Le curé n'est point à la portion congrue et les décimateurs ne payent rien.

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J) . N’y a-t-il pas dans les églises paroissiales et autres

dépendances des décimateurs, des places et même des titres devenus sans service et sans utilité ?

R. Il n'}/ a point de places ni titres dans la paroisse.

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/). Qui empêcherait d’en prononcer la suppression?

R. Il n']! a jjoinl de suppression à prononcer.

D. Y a-t-il dans l’étendue de la paroisse, des prieurés simples et autres bénéfices, soit séculiers, soit réguliers ?

R. Il n’y a dans la paroisse de bénéjice simple que la cliajjelle de la Madeleine, dont mention cy dessus, art. t^, S7 et iO.

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