‹ Pièces détachéesChapitre 4 sur 48 · XLV · texte numérisé non relu

XLV

D. Quels en sont les patrons et les titulaires ?

R. Le patron de la dite chapelle est le doyen de Saint-Denis et le titulaire monsieur le curé de Champrond en Perchet.

D. Désigner l’espèce et la quantité des revenus desdits prieurés, déduction faite des charges qui seront énoncées en détail ?

R. Le revenu de la dite chapelle est désigné articles 37 et 40.

XLvn "

D. Y a-t-il dans la paroisse des terres appartenantes aux corps et communautés ecclésiasticj^ues, cjui ont privilège de point payer de dixmes et cruelles sont ces communautés ?

R. L’abbaye d'Arcisses et celle de Tiron ont des terres e.remples de dixme, comme il est dit art. 37.

D. A combien peut-on estimer, années communes, le bénéfice de cette exemption ?

R. Le bénéfice de cette exemption jieiit s'estimer pour Arcisses à '285 livres et pour Tiron à 255 livres.

1). Y a-t-il dans la paroisse des fonds, rentes, et antres biens appartenans à des bénélices ou à des communautés ecclésiastiques situés hors les limites de ladite paroisse ?

R. Il y a dans la paroisse beaucoup de biens de mains mortes, outre ce que possède l'abbaiie de Tiron dans l'enceinte de la paroisse, comme il est marqué art. 40, outre ce que jiossède le chapitre de Saint-Jean de Noqent, comme il est dit au même article,' l’abbaye des Clairets possède dans cette paroisse quatre fermes louées 3,700 l. et V Hôtel-Dieu de Noyent, outre la chapelle Saint-Gilles, dont mention art. 2, possède des terres pour environ 700 l.

D. Une note sur l’état de ces dernières communautés ?

R. L’abbaye de Tiron est pour les reliyieux beaucoup moins riche quelle n’était avant que monsieur l' Abbé eut demandé les deux tiers. On dit l'abbaye des Clairets riche, mais pour moment malaisée.

Nous devons à M. Guidon, instituteur à Coudreceau, la communication gracieuse de la note suivante, que nous nous faisons un plaisir d’insérer ;

« En comjDulsant les minutes de IVR Simon Boullay, notaire et tabellion à Brunelles, déposées à la bibliothèque de Nogent le-Rotrou, nous avons trouvé un accord fait entre un curé de Brunelles et son vicaire.

Cet acte complète les renseignements fournis par le Questionnaire. Il nous donne en même temps un aperçu sur la situation du vicaire avant la Révolution.

« Le mercredy, 9 janvier 1619, par devant ledit notaire <( ont comparu M’’'^ Laurent Goupil, prestre curé de mon- « sieur Saint-Martin de Brunelles, et vénérable et discret « messire André Bazin, prestre, vicaire dudit Brunelles, « lesquels volontairement ont accordé ce qui suit : C’est « à savoir que ledit Bazin demeurera vicaire dudit Bru- « nelles soubs le sieur curé, pour le temps de six ans, à « commencer de ce jour aux mesmes prix, charges et con- « ditions que l’accord fait entre eux le vingt janvier mil « six cent onze. En outre le sieur curé a promis bailler et « payer par chacun an au sieur Bazin, la somme de dix « livres tournois et deux minots de bled mestail, à com- (( mencer du jourd’hui. »

Nous n’avons pu, faute de loisir, rechercher l’accord de 1611 qui contient des détails plus précis, mais ces sortes de contrats doivent être communs à une époque où chaque paroisse, pour ainsi dire, avait son vicaire.

Dans beaucoup d’endroits, le vicariat existe encore, mais transformé généralement, comme à Coudreceau. en communs ; bûcher, écurie, hangar. »

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