III. — Chartes inédites
1" Don par Jean du Calraire de la dîme de Chalet à l'ab/jai/e de Coulombs, vers 1050.
Miles quidam, nomine Johannes de Calvario, cum a Gasthone filio magni Gasthonis, decimam Chalet tenuisset et debitam servitutem ei reddere annuatim non potuisset, pactionibus inter eos constitit ut eandem decimam idem Johannes ecclesie Columbensi relinqueret, et terram Omerville ab eodem ecclesia acciperet ; sed quia consuetudo est abbatem Columbensem ad festum sancti Nicolai Curbavillam ire et missam celebrare, abbas Columbensis retinuit hoc ut ex predicta terra Omerville singulis annis illuc eo pergente stramenta equorum suorum et ligna ad necessaria coquenda illius terre possessor sufficienter exhibeat. Ista convenientia Curbeville facta est in festivitate S. Nicolai et in ecclesia in honore ipsius ibi Domino dicata. Hoc concessit Yvo de Curbavilla, nepos ipsuis Gasthonis et heres futurus sue possessionis.
tali pacto quod predictus Johannes terram Omcrville ab eo teneat. Hoc ipsum concessit uxor Yvonis Basllissa.
(BiJ)Holh. Mss. 17038, p. 440, n“ 32).
2’ Doua! ion d'an fief à Bon liai/ les deux éi/lises jhir Gaston, fils de Gaston-le-Grand de Châleauneuf. vers lOSO.
Gastho, filius magni Gasthonis de Novocastello, ecclesie Colombensi multa et magna contulit bénéficia, inter cetera autem dédit quendam feodum militum quod habebat apud Boletum duarum ecclesiarum et quem saisiverat pro defectu servitii, ut dicebat, et pro multis forefactis. Sednos, considérantes quod talis oblatio non esset légitima nec Deo placens que fieret ex rapina, loqui fecimus cüm Matheo de Alneto et cum fratribus ejus Chotardo et Gaufredo, quorum erat ille feodus, ut terram illam nobis concédèrent, qui, acceptis septem denariis et quinque solidis per manum Rajnaldi de Carnoto, terram illiam ecclesie Colombensi concesserunt.
(Mss. 17048, p. 441, n^fifi).
3’ Cession j)ar Gervais de Châleauneuf d'une terre sise à Boulai/ à iahhaije de Coulotnlji, vers l 130.
Multum confert et proficit litteris tradere que a fidelibus, dantur ecclesiis, unde patere volumus notitia litterarum quod Gervasius de Castellonovo dédit terram quam habebat apufif" Boletum cuidam clerico nomine Balduino, qui Balduinus ab eodem Gervasio et ab uxore sua Mabilia, a quo totus honor Castellinovi descendebat, impretravit ut eandem terram ecclesie Colombensi concederet. Quo impetrato, Balduinus Colombas venit et predictam terram eidem ecclesie dédit et donum super altare posuit coram testibus Roberto cellario, Guidoue majore Colombensi.
(Mss. 17048, p. 441, n" 36).
4" Ilar/iies de Châleauneuf, fis de Gervais, concède à Coulombs le droit de Justice sur la villa de Charpont , / 143.
Omnibus sancte Dei ecclesie fidelibus notum sit quod ego Gervasii de Castello-Novo filius, Hugo nomine, anno ab incar-
natione Domini MCXLIII, dum pergerem ad curiam regis Francie, apud Altam-Brueriam, Colombas deveni, ubi officiosissime et honorifice receptus fui hospicio a monachis. Monachi vero Colombenses habebant in dominio quamdam villam, nomine Scherispontem, ab antecessoribus meis ut nullus vicarius jurisdictionem in ea exercere auderet. Ego vero banc villam solutam ab Omni redibitione publiée reclamavi. Hujus rei sunt testes : Guibertus de Tremblayo, Morinus filius Radulfi de Marchilleio, Richardus Boisardus, in presentia Rogerii abbatis.
(Mss. 17048, p. 445, n“ 50).
PRIEURK-CIJRE DE SENONCIIES
Depuis le XP siècle jusqu’à la Révolution, la cure de Senonches fut administrée par les bénédictins de Saint-Père de Chartres qui envoyaient pour la desservir un religieux de leur abbaye, appelé prieur-curé, ou qui se reposaient de ce soin sur un prêtre nommé par eux.
En 1 126, l’évêque de Chartres leur reconnaît ce droit ; en 1127, le pape les confirme dans cette possession. Tout ce qu’ils ont à Senonches, dit une charte écrite entre 1116 et 1149, ils le tiennent d’Albert-Ribauld, seigneur de Chàteauneuf et de Senonches, — prédécesseur de Gervais Pq et de son fils, Hugues II — ; ils étaient là du temps du vieux château, détruit par la guerre et remplacé par le château actuel.
Les Fouillés du diocèse pour les XIIP, XVII" et X VHP siècles attestent leur droit'.
Quand Huges II eut rebâti le château, il s’en vint à Chartres avec ses compagnons d'armes, s'en fut trouver les religieux de
’ Scnunches : 102 paroissiens, revenu 40 livres, présentateur l’abbé de. Saint-Père, patronne de l’église Notre-Dame. {Pouillè du XIIP siècle, publié^' dans le Carlulaire de Saint-Père).
Senonches: présentateur l’Abbé de Saint-Père (Pouillé général de V Archevêché lie Paris 1648).
Senonches : Doyenné de BrezoOes, patronne Notre-Dame, communiants IIÛO, revenu G50 livres, décimes 27 livres. 9 s. 1 d., conférence de la louppe. présentateur l’abbé de Saint-Père (Le Poüillier de la aille et du diocèse de Chartres, 17-20: manuscrit de la Biblioth. du Gr. Sémin. de Chartres, 50 F.).
Senonches: patronne la Sainte-Vierge, communiants 1109, conférence La Loupe, revenu 800 livres, archidiaconé Dreux, doyenné Brezolles, présentateur l’abbé de Saint-Père, élection Verneuil, poste Chàteauneuf. {Pouillé
— Au point de vue financier, Senonches et Brezolles formaient une subdélégation del'élection de Verneuil, généralité d’Alençon. Nous avons appris par M. Duval, l’aimable archiviste d’Alençon, qu’il avait aux Archives de l’Orne, dans le fonds de l'Intendance, de nombreux documents qui i ntéressent Senonches : fixation de l’assiette de l’impôt, 1743-1702, C. 838 ; — capitation 1700-1788, C. 807-900 -, — impôt des vingtièmes, 1779-1781, C. 1034 ; — décisions relatives aux réclamations, 1179-1790, C. /t>6'5-/iW5 ; — délibération du bureau intermédiaire de Verneuil (qui comprenait Senonches) 1787-1788.
PIÈCKS DÉT.VCHÉES. 'l7
Saint-Père, et là, du consentement de son père Gervais et de ses frères, il reconnut à l’abbaye, en présence de Geoffroy II de Lèves, évêque de Chartres et de l’archidiacre Zacharie, la jouissance de toutes dîmes, pour le passé et l’avenir^ en bois et en plaine, sur ses biens et sur les fiefs de ses soldats. Généreusement il ajouta : — d’abord une charmée de terre’ à prendre dans les lieux où ils voudraient ; ils avaient envoyé deux de leurs frères qui l’avaient choisie en deux endroits près delà porte du château et dans le lieu appelé Saint-Cyr ; — ensuite le pasnage de leurs « propres porcs », c’est-à-dire le droit perpétuel de pâturage, sans doute dans ces bois fertiles en glands, pour les intéressants quadrupèdes élevés par le prieur.
En 1145 l’abbé de Saint Père, vu le mauvais état des manuscrits de la bibliothèque de son abbaye, résolut de demander à tous les prieurs de contribuer à leur entretien, et il taxa « le moine de Senonches » à « II sous. »
En août 1204, Hugues IV de Châteauneuf et Jean son frère donnèrent et confirmèrent aux moines du Saint-Père l’autorisation, pour le prieur de Senonches , de prendre en forêt et de recueillir dans ses murs : — autant qu’il en serait besoin — du bois mort pour se chauffer^ et du bois vert pour construire.
En 1215, les religieux se donnent encore la peine de faire confirmer leur droit sur le prieuré par Regnauld, évéc[ue de Chartres.
En août 1219, le même seigneur fit abandon de ses prétentions sur une terre du prieuré, « dite la Couture^ , sise au delà de la porte du Perche entre deux chemins dont l’un conduit à Tardais et l’autre au lieu appelé Buot et s’étendant jusqu’à la noue Eeuilleuse» ; et, sur la demande des religieux, il leur confirma : la dîme d’une semaine dans son péage de Senonches, la dîme des cens du four et de ses moulins, et toutes les dîmes du territoire de Senonches, consistant en terres vignes et courtils, sauf cependant le droit du desservant « salvo tamen jure presbyteri » ; il s’engagea même à les leur garantir à ses frais.
’ C’est-à-dire la propriété d’un terrain suffisant pour occuper une charrue pendant un an.
* Appelée aujourd'hui laMoinerie; se trouve au nord-ouest de Senonches, section B. du cadastre, entre les routes de Tardais de Paris et de l’Audigerie.
En 12J9 Hugues IV prit à bail pour sa vie la terre de Saint-Cyr donnée au prieuré par Hugues H.
En septembre 1229 Pierre, moine du Saint Père, prieur de Senonches, accorda, du consentement de son abbé, à Geoffroy son auxiliaire « presbytero de Senonchiis », une partie des oblations qu’il percevait lui-même dans cette église.
LaBibliothèciue deChartres possède sous le n" 207 un manuscrit du XHI" siècle, c’est une somme de Saint Raymond de Pennafort, qui porte, en abrégé au verso de la page 307, cette indication, assez fruste d’ailleurs, « Ista summa est fratris Symonis de Senonchiis de conventu Carnotensi » — « Cette Somme appartient à Symon de Senonches du couvent de Chartres ». Les bénédictins ne signant que leur prénom au moyen-âge nous pensons que Symon est le prénom d’un prieur-curé de « Senonches » et que nous ne sommes point en face d’un membre de la famille chartraine des: de Senonches*.
Il y a maintenant encore à Senonches deux pièces de terre qui portent le nom de « La Moinerie », ce sont des anciennes possessions du prieuré ; elles se trouvent ; — l’une dans la section B du cadastre, nous en avons parlé plus haut, — l’autre dans la section A où elle n’est pas désignée, elle est au nord de l’église, dans l’emplacement des propriétés de M. Albert Rousseau et de M'"° Duparc. Le presbytère actuel a été terminé en 1848.
Au XVIP siècle la paroisse de Senonches possédait une Confrérie de la Charité et une Confrérie du Rosaire, et elle pouvait s’offrir le luxe d’un prédicateur pour l’xVvent et pour le Carême. Le Livre du Rosaire nous révèle [fol. 42] qu’en 1663 on chargea le
* En 1263 le prieuré de Brezolles devait a Jean de Se/io;ic/ies « jadis père d'KLienne de Senonches» 14G livres XI sous.
En 1302 il V avait à Chartres un Pierre de Senonches. En 1307, un prévôt nommé Guillaume de Montdidier, coupable d’avoir violé le for ecclésiastique en instrumentant dans 1e cloitre, fut condamné à aller de Saint-Martin-au- Val à Notre-Dame « en chemise et brayes » pour faire amende honorable au Chapitre deChartres; àcette occasion Renaudde Senonches le jeune, qui avait eu la témérité de lui jeter un manteau sur les épaules pendant la procession, fût puni d’une amende. — Entre 1307 et 1320, Renaud le vieux et Renaud le jeune de Senonches, bourgeois de Chartres, étaient propriétaires d’une maison sise au Cloître. Le 16 décembre 1363, Marie d’Angennes (probablement non parente des d'Angennes de Rambouillet), tille de feu Pierre de Senonches donna a la paroisse Saint-Saturnin la maison de Rorjier de Senonches pour faire un presbytère. — (Dehépinois, Histoire de Chartres) , et passim ,
P. de Touz\s, prcdic.ileur de Paris, d'acheter, au prix de 9 livres, un grand missel et trois petits missels pour les offices des morts. Nous avons trouvé dans les Ilepisires Parnissinux la suite d’une liste de prêdicaleurs, écrite de la main de M Droüard, curé de Senonches :
« 1680. — Point de prédicateur pour l'advent, et pour le caresme, le père Louis LeTellier religieux cordelier du couvent de Maigny.
1687. — Pour l'advent 86 et le caresme 87 le père Léonard Ambroise Le Maret, jacobin bachelier en théologie, du grand couvent de Paris.
1688. — Pour l’advent 87 et le caresme 88 le père Antoine Quitteboeuf, religieux cordelier du couvent de Magnj.
1689 — Pour l’advent 88 et le caresme 89 le père Mabille, jacobin du couvent de Chartres.
1690. — Pour l’advent 89 le père Claude Contât, bachelier, religieux cordelier du grand couvent de Paris ; et le caresme 90, la mission fut fette [sic] par les S''*' Lilefort supérieur de la Mission, Ilourde, Capron et Miroude ses compaignons, tous de la maison de S. Lazare de Paris.
1691. — Pour l’advent 90 le père du Buisson du grand couvent de Paris,mt pour le caresme 91 le même père.
1692. — Pour l’advent et le caresme le père Drugeon jacobin du grand couvent de Paris. »
Le manuscrit de la liste des curés, xicaires et chapelains de Senonches, communic[uée à l’auteur de la Chronologie des prêtres DU DIOCÈSE DE Ch.\rtres, porte en tête cette note : « Les dates sont certaines. . . . elles résultent d'actes conservés dans le vieux rcf/istre du Posaire ou des actes religieux... » Ce travail pèche par la base. On entrait dans cette association à tout âge, à toute époc[ue de la vie, et même après la mort ; l’inscription d’entrée n’avait donc pas de valeur chronologique bien précise ; il aurait fallu puiser à d’autres sources. Voici les rectifications et additions que nous proposons après avoir analysé huit registres des Archives municipales de Senonches. dites d’Etat-Civil :
Curés.
1625. — Lenôlre Jean, établit à Senonches la Confrérie du Rosaire.
1630-45. — De la 7i’o/ice Nicolas, maître ès-arts de TUniversité de Paris, aumônier de Mesdames les princesses de Mantoue, (pas de signature avant 1632).
1646. — Badouer ou Bodoire, nommé par Pasquier Leprou et Mary Leprou (aucune signature).
1646. — Droïiard André, tepchelier en droit canon de la Faculté de Paris ; fut d’abord nommé provisoirement à 30 ans ; réorganisa en 1647 la Confrérie du Rosaire. Il écrivit lui-même presc^ue tous les actes pendant 40 ans, parfois il ajoutait à sa signature « approbo )>, il a recopié et contresigné tous les actes depuis la date de 1630 jusqu'à celle de 1642; devenu vieux, il signail^en blanc, il lui est arrivé ainsi (ironie du sort I) d’avoir sa signature au bas de son acte d’inhumation.
1692. — Philippe Jacques, né à Nogent-le-Rotrou ; résigna en 1718 et mourut doyen de la collégiale de Saint- André de Châteaudun.
1718. — Couronné de Sorel Pierre-Louis, se démit de sa charge en 1721, fut inhumé en 1729 dans l’église de Roissy-le-Sec, à 38 ans.
1721. — Zie Aeri'i7/e Joseph, inhumé dans l’église en 1741, à 52 ans.
1741. — Pô/i07t-C(7/7 .Tean-Baptiste- Antoine, né le 12 juin 1703, à Carpentras, dans le Comtat-Venaissin ; licencié en droit civil et canonique de l'Université de Paris, conseiller et aumônier ordinaire de Son Altesse Sérénissime M"® Louise-Adélaïde de Bourbon-Conti de la Roche-sur-Yon, à qui appartenait le château de Senonches. A son arrivée il possédait la charge de bailli des eaux et forêts de Senonches, il la résigna ensuite. De curé de Senonches il devint curé de Boissy-le-Sec, puis titulaire du prieuré de Saint-Lambert de Lauroux en Bretagne ; il mourut en 1780, à Boissy, dit-on.
Sa biographie est dans tous les dictionnaires (Michaud . Didot...), il est l’auteur d’un livre remarciuable encore très apprécié de nos jours’ : « lîisioire de la noblesse du Comié-
* Vendu couramment .500 fit'incs.
PIÈCES DÉTACmCES
Vcnais.sin d Aviçjnon el de h priucip;nUé d'Oraiirje, dressée sur les preuves. » Paris, David Deiormel, 1748-1750, 4 in-4".
Aucun bibliographe chartrain nel’a jusqu'icirevendiquécomme des nôtres, nous tenons à réparer cette omission II connut la gloire qui le visita jusque dans sa solitude de Boissj ; il était membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.
1743. — lyAiiillon François, docteur en Théologie, de la ville de 'J oulon. Démissionna en 1756, fut ensuite curé à Saint-Christophe, près Verneuil (diocèse d'Evreux) et mourut à Senonches en 1761.
17o6. — Carhon Jean-Louis, de Mézières, en Champagne, où il lut chanoine ; puis curé de Chénebrun, mort à 74 ans, en 1786, à Senonches.
1786. — Predeur Michel Jean, né à Senonches, grâce à ses grades fut nommé à 28 ans. Le 15 mai 1791 il dut se retirer par suite de son refus de serment à la Constitution ; déporté le 4 septembre 1792 il rentra secrètement en France en 1797 avec M Berthelot et le 15 mai 1802 il fut rétabli par MM. les Supérieurs cathülicjues « curé provisoire de Senonches », où il resta jusqu’à l’organisation définitive du diocèse de Versailles (1803) ; à cette époque il fut enfin nommé curé de Brezolles' où il mourut le 28 janvier 1821 .
1791. — (iadeau (major), né à Pvegmalard, vicaire et curé constitutionnel de Bretoncelles infidèle à ses vœux ; mourut dans son pays d’origine avant la fin de la Révolution.
1791. — Perlhelul, de vicaire devient curé constitutionel ; en aoLit 1792 s'enfuit à Chartres pour se cacher ; se rétracta et fut déporté six semaines après. Il mourut à l’Hôtel-Dieu de Chartres en 1798 d'une façon très édifiante.
1792. — Pépia, de Normandie. Avait été vicaire de Digny,fut intrus de la Puisaye où il exerçait en même temps des fonctions civiles. (Ne pas le confondre avec Papin, curé en 1892). Vicaire, puis curé intrus (sept. 1792) en vertu de pouvoirs étendus à tout le diocèseù
' M. Boullaj, curé de Senonches (i803-i820), est l'auteur d'un précieux Répertoire des actes de Baptêmes Mariages et Inhumations compris entre 1700 et 1820. En tête de ce travail il a placé une liste des curés, vicaires et chapelains, très complète surtout à partir de 1700.
’ La liste de M. Boullay passe sous silence les noms des trois curés constitutionnels. M. Presleur reparut à des rares interv'alles, en 1799 et en 1802 il signait encore curé de Senonches.
Vicaires.
1Ü25. — Durand Simon'.
1632-33. — lUot Jacques.
1638. — Leiréquillé ou Lelurqiiillc Nicolas, mort en 1648, inhumé dans l’église à 48 ans.
1648. — Bize! Hector.
1662. — De la Gasllne Jacques^.
1664. — Geo/frnij Pierre, desservit la Bourgondière (paroisse réunie au Mesnil-Thomas à la fin du XVIP siècle) de 1668 à nov. 1670 « pour l'absence de M. le Curé », tout en résidant à Senonches. A partir de 1671 il signe seulement curé de la Bourgondière.
1678. — David ou Davy Simon.
1686. — Le Maiçinaii Louis.
1677. — Vallon Gilles, mort en 1693 à 73 ans.
1693-93. — Le G'in/’ Charles.
1695. — Grlers D.
1697. — ■ riiilippe Joseph, frère de Jacciues Philippe, curé ; mort en 1705.
1705. — Durand Guillaume.
1706. — Philippe Marin, cousin-germain de Jacques et de Joseph, également de Nogent-le-Rotrou.
1707. — Chasles Nicolas, 1708 vicaire de Dign3^
1708. — Camiaille Mathurin ; 1711 curé d’Orrouer, se signala ensuite à Brou pendant une épidémie.
1712. — Le LuanI Jean.
1713. — Dousset Jean, meurt en 1714 à 30 ans.
1714. — Ilouclhecfj Léonor, 1715 prieur curé de Dampierre-sur- Blévj.
1715. — Thuaull Jean, né à Senonches, 1721 curé d’Armenon-
' Pas de signature avant lOdO.
Sa signature et celle de M. de la Ronce sont remarquables au point de vue calligraphique.
ville-les-Gàtineaux, puis chanoine de N.-D. de Chartres. Mourut dans cette dernière ville.
1721. — Burin Germain.
1724. — CoLirdeau Gilles, 1724 vie. de Coudray. Probablement parent du poète.
1725. — Joltj B.
1727. — Sermel.
1727. — Faucher.
1720. — ii/i/i»// François, de Nogent-le-Rotrou, 1736 curé de la Madeleine de Brou, 1741 curé de Saint-Lubin de Brou, où il mourut à 76 ans en 1781.
1733. — Ilenzeij Louis, meurt à 28 ans.
1733. — Dreux Daniel, 1734 vicaire de Saint-Lubin de Brou, mourut curé de la Madeleine de Brou.
1734. — Pierre Charles.
1735. — Brassard J.
1737. — Pnvard Jean, né à Rouvray Saint-Denis.
1730. — Marne Jean, de Bayeu.x,1751 curé de Bailleau l'Evêque, où il mourut en 1755 à 66 ans.
1750. — Grossiu P., né à Fontaine-la-Guyon, s’y retira et y mourut pendant la Révolution. Avait été vicaire du Mesnil- Thomas, et en 1763 curé d’Ermenonville-la-Petite.
1 753. - Presleiir Louis René, né à Senonches, 1766 curé d’Ecrosnes ; mourut à Chartres pendant la Révolution.
1766. — Hervieu Jacques François, de Normandie.
1770. — Baiirr/et François, de Civry, 1767 vie. de Cléviliers, 1760 vie. de Lamblore, 1772 chapelain de Digny, 1780 chapelain des sœurs de Sainville, 1786 curé d’Ymonville où il mourut en 1805 à 63 ans.
1772. — Mansion Antoine, né à Saint-Germain-en-Laye, 1768 vie. de Digny, 1780 curé de Guillonville, puis curé d’Authon-en- Beauce ( Authon-de-la-plaine).
1780. — Charité Pierre Jacc^ues Alexis Louis, de Bretoncelles, 1777 vicaire de Prunay-le-Guillon, 1777 vicaire de La Loupe, 1780 vie. de Senonches, chapelain de l’abbaye de Louye, 1783 curé de Loigny. Lors de la fermeture des églises en 1700 il se fit nommer secrétaire du district de Vendôme. Il se rétracta devant M. Duplessix ; refusa en 1803 Loigny, les Autels Tubœuf, et Marboué; accepta enfin Thiron où il mourut le 9 août 1813.
1781-87. — Blason Louis-Michel', né à Senonches*, 1779 vie. de Chuisnes, 1779 vie. de Moutiers-au -Perche, 1788 vie. de Vert-en- Drouais, 1791 curé constitutionnel de Dampierre-sur-Blévy. Il quitta sa paroisse et se retira à Marville-les-Bois où il exerça la médecine sans aucune fonction ecclésiastique. Enfin il rétracta devant Monseigneur en juillet 1802 et fut en 1803 nommé curé de Vert en Drouais où il mourut en 1815 à 60 ans.
1782. — De Nainville Diulle G., de Normandie, né en 1727, ordonné prêtre en 1752 dans le diocèse de Rouen obtint un exent, fut vicaire des Châtelets, 1783 curé de Granville-en-Beauce, prêta le serment, se rétracta et fut maintenu.
1783. Le Gueull Thomas, de Vire, 1786 vie. de Saint-Germain-de-Dourdan, prêta le serment, se rétracta et fut déporté à la Guyanne où il mourut.
1787. — Berthelot né à Ecrosnes, 1791 vie. constitut, 1791‘5curé intrus.
1 II y eut deux vicaires à la fois, de février 1782 à novembre 1786.
’ Quatre Senonchois ont exercé le saint ministère à Senonches : Thuault Jean, vicaire 1715-1721 ; Presleur Louis-René, vicaire 1753-1700 ; Bisson, vicaire 1781-1787 ; Presleur Michel-Jean, curé 1786-1791.
On remarque aussi :
Trois Provençaux : Pithon-Curt, curé 1741-1743 ; d’Anillon, curé 1743-1740; Dévenos, chapelain 1755 1706.
Cinq Normands : Le Clerc Yves, chapelain 1733-4739 ; Mary Jean, vicaire 1739-1750; Hervieu Jacques-François, vicaire 1700-1770; de Nainville Diulle, vicaire 1782-1783 ; Le Gueult Thomas, vicaire 1783-1780.
Dix-huit Nogentais : (Nogent-le-Rotrcu) : Phillipe Jacques, curé 1092-1718; Boullay Charles-Louis, curé 1803-1820 ; Philippe Joseph, vicaire 1705-1705, frère de Jacques; Philippe Marin, vicaire 1706-1707, cousin germain deJacques et de Joseph ; Enault François, vicaire 1729-1732 ; Diot François, vicaire 804-1811 ; Pallu Louis-François-André, vicaire 1815-1815 ; Lucquet Louis- Auguste, vicaire 1827-1829 ; Touzeau Denis-Adrien, vicaire 1877-1878 ; Dourdoigne Cyprien-Paul-Eugène, vicaire 1888-1889 ; — le frère Pipereau, ermite à Saint-Cyr en 1702.
Senonches a donné à Nogent-le-Rotrou M. l'abbé Alphonse Foucault, curé de Notre-Dame 1885-1893, actuellement Evêque de Saint-Dié. Biographie de Monseigneur Alphonse Gabriel Foucault, évêque de Saint-Dié, avec portrait de Sa Grandeur [par M. l’abbé Beauchet]. Bonnétable, Imprimerie Prévost-Guillemin, 1893, in-8°, 17 p -, 2 grav. — Mgr Foucault, est né au n"» 27 de la Grande-Rue
— Ecclésiastiques nés àSenonches et actuellement vivants ; M. l’abbé Beauchet, curé de Saint-Aignan, vicaire général honoraire de Chartres et de Saint-Dié; M. l’abbé Massot, curé de Digny, chanoine honoraire de Saint- Dié ; M. l’abbé Canuel, curé de la Loupe, chanoine honoraire de Cliartres ; M. l’abbé Leluc, vicaire de St-Pierre de Chartres.
ChAPI'-LAINS
1625. — Vénal C.‘, sans désignation d'emploi.
1633-33. - Venot Pierre, sans désignation d’emploi.
1648-50. — Pnidhnmme, sans désignation d'emploi.
1653. — Ilauroin Jean.
1654. — Brelan chapelain.
1655. — Le Mfiignnn Louis, prêtre habitué, 1656 chapelain de la Charité, 1662 vicaire du Mesnil-Thomas, 1669 vicaire de Rueil, 1671 curé de Morvilliers, 1673 prieur-curé de Lamblore, 1676 vicaire de Senonches, 1677 curé de Réveillon, 1679 curé de la Framboisière.
1662. — Lanean Jean’.
1663. — Leveau Jacques®.
1667. - Le Poêle.
1676-77. - Vallon Gilles.
1683. - Le Johe! Robert, chapelain, 1693 prêtre habitué, 1694 chapelain, mort en 1704 à 64 ans.
1694-94. — Go/u/je/'Glean François, prêtre habitué.
1704. — André Olivier.
1707. — Marain François, mort à Senonches en 1713.
1714-14. — Deneveu Jacques.
1717. — Chancere! G.
1718. — Le Masson Pierre.
1720. — Beily Térence.
1721. “> Cernez François, resta fort peu de temps.
1722. — Lée six mois seulement.
1723. — Dninoncelle Gabriel Hervé.
1724-25. — Marol.
1727. — De Corday Pomponne.
1728. — Dujarier.
1730. Bréard Jean-Baptiste.
1731. — Annelon.
1733. Le Clerc Ives, né à Campagnolles, diocèse de Coutances, mort en 1739 et inhumé dans l’église sous le lutrin, à 55 ans.
’ Venot C., pas de signature avant 1Ü3I ; est-ce le même que Pierre ?
’ Seule la ressemblance des noms a pu faire confondre deux hommes dont les signatures sont absolument dilTérentes.
1739. — 7?e/ic'(U(/ Joseph Ignace .
1740. — .final Jacques, de la ville d’Huy, diocèse de Liège.
1743-43. — lievel Charles.
1745-49. — Leneveii J.
1751. - Rouillé.
1752. — Bougnon, neuf jours.
1753-53. Picard Louis*.
1755-56. — Dévenos Décuyes Louis-Antoine-Michel Armand, provençal, 1755 chapelain des dames fontevristes de la Chaise- Dieu (diocèse d’Evreux), fut ensuite nommé dans une de leurs cures et y mourut.
1761-62. — Lefebvre Martin, religieux cordelier de la maison de Chartres5
Aujourd’hui M. le Curé de Senonches est de droiC ;
1“ membre de la commission administrative de l’hospice de Senonches ; en vertu du testament de M"® Périer, reçu le 28 octobre 1843 par M** Bechem, notaire à Paris.-
2“ présentateur d’un prêtre âgé ou infirme C[ui devra être logé dans la maison du n" 18 de la rue de Saint-Pierre à Chartres et recevoir un secours annuel de 500 francs ; en vertu du testament de M***** Massot de Launay (Marie-Ursule Cheron), reçu le 21 février 1867 par MM" Poucin et Levassor, notaires à Chartres.
3» présentateur à un ht dans l’Hôtel-Dieu de Chartres ; en vertu du testament de M"*** Massot de Launay (Marie-Ursule*^ Cheron), reçu le 21 février 1867, par MM" Poucin et Levassor, notaires à Chartres.
1 Signe ; vicaire et chapelain.
** Chassevenl, mort à 20 ans en 1767, était simplement « crieur de la Charilé ».
^ Au XVII' siècle, dit le Fouillé du diocèse de Chartres de 17.08, p. 83-84, le Curé de Senonches présentait : 1° à une bourse fondée au Grand Séminaire de Beaulieu-les-Chartres en faveur d’un enfant natif de Senonches qui devait plus tard être vicaire à Senonches, en cas de besoin, avec les honoraires ordinaires, et dire, pendant toute sa vie, une messe chaque année pour son bienfaiteur, en vertu de la fondation (4000 livres) faite par Nicolas François Paresot de Saint-Laurent, introducteur des ambassadeurs de M.le duc d’Orléans, reçu le 20 mai 1081 par M' Chappin, notaire à Paris. 2“ à un lit dans rilôpital des Incurables à Paris, fondé en faveur d’un malade de Senonches, ou de Chaptarou (Troyes), ou de Saint-Nicolas du Chardonnet (Paris) ; en vertu de la fondation (0150 livres) faite par le même et reçue par le même notaire, le 21 mai 1081.
4“ membre de la commission improprement appelée du rosier et de la rosière' ; en vertu du testament de M. Edouard Goupil-, reçu le 3 décembre 1877 par M“ Meauté, notaire à Manou.
' Il y avait aussi une rosière à Senonches, depuis 1588 jusqu’en 1793, en vertu, d'une fondation de Ludovic de Gonzague.
- Néeroloffie, Edouard Goupil. Chartres, Edouard Garnier, i mprimeur, in-8”, 15 p. (Entrait du Journal de Chartres, lOjanvier 1878).
M. Langlois.
UN FRAGMUNT