VÉCÛT' RT
Oui, mon ami. Savez-vous ce (ju'on appelait, dans ma jeunesse, une bassinoire?
UN GRAND ENTERREMENT 1 o3
BRENAXT, étonné.
Pardon... Vous ne m'avez pas compris... je...
VKCOURT
Eli bien! c'est ce qu'on appelle aujourd'hui un rasoir.
Il s'éloigne.
liRENANT, ébahi.
II est sourd!
LK CANDIDAT, onctueux, à Laverséc.
Pourquoi vous cacherais-je (lue je me porte à l'Institut sur le fauteuil de votre cher oncle?
LA VERSÉE, à part.
Eii bien, et moi?
LE CANDIDAT
Un mot de vous auprès de ses anciens collègues me serait d'un précieux secours.
L A VERS É !•:, rnibarrassé.
Permettez ! . . .
I,E CANDID.VT
Son vœu le plus cher était que je lui succédasse, il me l'a répété bien souvent.
L AVERS ÉE
Mais...
LE CANDIDAT
Oh! je ne vous demande rien en ce moment, mais pensez à moi... Je l'aimais tant votre oncle!
11 s'éloigne un peu et réfléchit.
lot PIÈCES ET MORCEAUX
L A Y E R S É E , furieux , à part.
Ail! mais, c'est inconvenant à la fin!
LE !•}•■ MONSIEUR, à Lavcrsi^e.
Mon cher ami, il y a des moments...
LE CANDIDAT, revenant et faisant reculer iloucenient le 12' Monsieur.
Pardon! (a LavcrsécconfiJenticiicnicnt.) J'ai déjà écrit son éloge, je ne vous y ai pas oublié, je vous l'enverrai.
11 s'éloigne un peu et rélléeliil.
LE 1-2" MONSIEl'i;, .'. Laverscc.
...Des moments, dis-je, où le cœur parle...
LE CANDIDAT, revenant et faisant reculer encore le l-2« Monsieur.
Pardon! (ALaversce, contiileutiellement.) Et, lUlC fois
nommé, je vote pour vous, comptez sur moi.
LA VIORSÉE, ironique.
Merci !
Le candidat s'éloigne.
LE 1 2 -• M G N S I E U R à Laversde.
...Où le cœur parle, dis-je, mais où la bouche est n mette.
LA VERSÉE
Merci !
BRENANT. à Albert.
11 dit toujours merci.