DU RI VEAU
Oui, mais il faisait augmenter ses appointements tous les ans, sur la subvention... C'était l'Etat qui reniait ses amours... Oh! il était débrouillard... mais dune obstination galante vraiment excessive. Je lui disais toujours : « Mon cher, à nos âges, il faut ouvrir son buffet et fermer son alcôve... »
P.RENANT
Mais, non! mais, non! je connais le dicton, il est bien plus drôle que ça! « A soixante ans, il faut ouvrir sa cave et fermer sa... »
DURIV'E.A.U, rintciTonipant, furieux.
Eh ! taisez-vous donc ! je le sais aussi bien que vous, parbleu! mais ce n'est pas à dire, (a pan) Quel
cauchemar que cet être-là! (Tirant CorJin un peuàrccart.)
Ah! il avait d(;s élourdissements... Moi! Voici mon régime : Le matin un tub...
Il s'éloigne avec Cordin.
ALIil'JRT, voyant entrer Pégomas, Caraccl, Larvejol et Saint-Marin.
Ah! ah! une délégation.
P t G O M A S , à Lavors(?o.
Monsieur di; Laversée, j'ai l'honneur de vous pré-
UN GRAND ENTEllREMENT 159
senter les membres de la députation du Caligou, délégués par la ville natale de feu votre oncle pour assister aux obsèques de son plus glorieux enfant.
LA VERSÉE, embarrassé.
Merci, messieurs, c'est un bonneur pour lui... c'est-à-dire, pour sa mémoire... et pour moi...
PÉGOMAS
Et pour nous, monsieur, et de plus un devoir...
LA VERSÉE
Et aussi une... consolation pour... dans mes...
PÉGOMAS
Dans votre immense douleur que nous comprenons, et partageons avec le pays tout entier...
LAVERSÉE, ému.
Merci !
PÉGOMAS, à Caracel, en passant à la droite du théâtre.
Il n'est pas orateur.
CARACEL
Tu ne lui as guère laissé le temps de l'être.
Sois sûr quil m'en sait gré.
LARVEJOL
Tiens, Pego, regarde Saint-Marin (jui nous làclie pour aller faire sa cour à la dame.
SAINT-MARIN, à I.avorsce.
Et madame de Laversée, comment supporte-t-elle ce malheur?
Elle est toute à sa douleur, dans sa chambre.
SAINT-MARIN
Elle n'est pas malade?
LAVERSÉE
Non, mais très nerveuse... Vous la connaissez?