RÉPONSE A M. FRANCISQUE SARCEY
Qui m'avait dit, à la fin d'un billet amical,
a JE vous SOUHAITE VOTRE ROSIliR TOUJOURS FLEURI »
Fleuri toujours, oh non I... hélas I
Les choses qui ne changent pas
Sont souvent d'ennuyeuses choses,
Eussent-elles tous les appas.
Tout peut lasser, même les roses.
Pour nous, Humains, tel est le Sort,
Divinité sotte et jalouse !
Ce petit bâton de bois mort
Qui se dresse sur la pelouse,
Tout noir, sec comme un cent de clous.
Avec un reste d'étiquette
Qui pend au bout d'une chaînette...
Il n'a pas de charmes pour vous ?
Pour moi non plus, je vous assure.
Attendez pourtant. O Nature,
Un jour ce prétendu bois mort.
Sous tes baisers, s'ouvre. 11 en sort,
Oh rien I... une larme, une perle I
— Toi, le cher hôte du jardin.