‹ Pièces et morceauxChapitre 13 sur 202 · UNE DERNIÈRE FABLE · texte numérisé non relu

UNE DERNIÈRE FABLE

A mon ami Edouard Thomas.

A Tombre d'un rocher, dont Ténorme saillie Forme comme un balcon qui surplombe le val, Abrité contre le mistral Dont cette gorge est assaillie Par un épais rideau de cyprès et de pin, Un bassin Enguirlandé de pervenches.

Tapissé de sable fin, Se suspend comme un nid aux flancs du mont voisin L'eau rit dans le fouillis des branches.

Plus bas, au lit d'un ravin, Gonflé par le dernier orage, Le flot qui gronde, écumant avec rage Sous les coups d'aile du mistral, — Sans éclabousser le cristal De la source qui dort, là-haut, sous le feuillage, — Semble en passant lui tenir ce langage :

a Nymphe aux yeux verts Que fais-tu là, sous ces couverts,

Froide, immobile?

Que ne viens-tu, d'un pied agile,

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