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CONVALESCENCE

Hippocrate Ta dit : Tant que la froide bise

Du fleuve enchaînera le cours,

Défense de sortir, marquise !

Pleurez, hélas ! pleurez, amours !

Mais que sert de pleurer ? Soufflez sur la nature,"

Soufflez-lui votre ardeur.

Soufflez tous, à l'envi, sur ce maudit mercure :

Qu'il monte au degré du bonheur I Que les âpres glaçons fondent sous votre haleine ; Que le courant vainqueur les emporte à la mer. Dissipez les brouillards, amollissez l'hiver,

En attendant que Mai revienne !

Il est, vous le savez, un réduit enchanté, Que Fanny consacra de sa douce présence.

Désert depuis longtemps, tout froid, tout attristé.

Et qui pleure de son absence ; Secourables amours, guidez ses faibles pas

Vers ce cher sanctuaire.

Rendez-moi ma Fanny, mais, ne vous trompez pas C'est elle que je veux : ce n'est pas votre mère !

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