IRÈNE
Mais d'où viennent ces cris, quelle est donc cette femme
Qui îj'élance vers nous une dague à la main :
— Au secours, sauvez-moi ! Je Tai tué, rinfàme! —
C'est elle î Eh bien, venez ! Mettez-vous là, Madame!
Et vous, mes bons amis, faites voler la rame !
Le pont le vis s'abaisse : En avant ! sur mon âme.
Nous serons loin, Irène, avant qu'il soit demain.
Sans lever les yeux vers ce grand mur sombre, Passez bateliers, trouvères, jongleurs.
Naviguez sans bruit, suspendez vos chœurs
Et, le long du bord, glissez- vous dans l'ombre. Qui verdoie au pied des saules pleureurs I
A M"*^ ôc M. DE V*
Le balcon est bien clos, la rue est bien muette ; Bien capitonnés, les rideaux, Et la veilleuse bien discrète :
Aimez en paix, mes jouvenceaux, Et laissez chanter l'alouette.
Novembre 4 888.
LA NOVICE