IRENE
Sans lever les yeux vers ce grand mur sombre, Passez bateliers, trouvères, jongleurs, Naviguez sans bruit, suspendez vos chœurs,
Et, le long du bord, glissez- vous dans l'ombre. Qui verdoie au pied des saules pleureurs !
Voici le soir ! Ils vont sortir de leurs repères Ces mécréants. Soldats le jour, la nuit brigands !
Qui pillent tout, fermes, chaumières.
Et sans respecter les couvents.
Sans lever les yeux, etc., etc.
C'est ainsi que la belle Irène, Arrachée aux murs du moutier.
Et ravie au galop d'un rapide coursier Dans sa blanche robe de laine, Abbesse le matin, et le soir, châtelaine, Gémit, tendre colombe, au nid de Tépervier !
Sans lever les yeux, etc., etc.