‹ Pièces et morceauxChapitre 60 sur 202 · ADIEU, PANIERS · texte numérisé non relu

ADIEU, PANIERS

Si je faisais encor des vers !

Avril a retrouvé son manteau de fleurettes —

Grappes jaunes et bourgeons verts

Où pendront bientôt les noisettes.

Vos dents les croqueront, fillettes !

Si je faisais encor des vers !

Avril a retrouvé son manteau de fleurettes.

Si je faisais oncor des vers !

Voici, dans ses atours, Août — perruque blonde,

Et collet rouge à grands revers.

O blés, ô nids, terre féconde !

O douceur d'aimer sans seconde !

Si je faisais encor des vers !

Voici qu'Août nous rit sous sa perruque blonde.

Si je faisais encor des vers !

Septembre est revenu, tout barbouillé de lie,

Pieds nus, le bonnet de travers.

Une nappe de vin sort du pressoir qui crie.

Et le branle alentour se noue et se délie !

Si je faisais encor des vers î Septembre est revenu, tout barbouillé de lie.

Si je faisais encor des vers !...

Mais Octobre a clos la vendange, Aux buissons du vieux puits la petite mésange

Sautille, annonçant les hivers.

La cigogne se perche au pignon de la grange ;

Ce n'est plus la saison des vers !

Adieu, paniers ! Adieu, vendange !

QSJbs^)

LA NOVICE 4 H

GISÈLE seule

Qu'ai-je entendu? Quelle est cette parole?...

O pensée imprévue et folle !...

C'est vrai : personne ne Ta vu.

Tes abîmes, ô mer, ne me Tont pas rendu.

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