‹ Pierre d'AubussonChapitre 48 sur 63 · chapitre quinzième · texte numérisé non relu

chapitre quinzième

souvent dans leurs lettres le dompteur des Ottomans, et le soutien de l’Eglise. Caoursin l’appelle le père de la patrie, le protecteur des malheureux, et l’invincible défenseur des Rhodiens. Victorellus dit dans ses additions à Ciaconius, que tout était grand en lui, l’esprit, le courage, la piété; qu’étant revêtu de la pourpre sacrée, il ne s’était point relâché dans les fonctions militaires, et qu’il avait fait tout à la fois des choses dignes d’un saint cardinal et d’un généreux guerrier. Le même écrivain ajoute que le magnanime d’Aubusson n’avait en vue dans sa conduite que la gloire de son Ordre et celle de Dieu: qu’il gouvernait ses sujets avec autant de douceur que de justice, et que sa bonté paternelle éclatait principalement envers les pauvres (*). Histoire ecclésiastique parle de lui comme d’un homme admirable et qui mérite toutes sortes de louanges. Enfin Y Histoire des Chevaliers de Saint-Jean le met au-dessus de tous les grands-maîtres, l’égale aux héros de l’antiquité et le propose pour modèle aux princes chrétiens.

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