‹ Pierre de Portugal, tragédie en cinq actesChapitre 24 sur 42 · DON PÈDRE, INÈS, ALPHONSE, DON DIÈGUE · texte numérisé non relu

DON PÈDRE, INÈS, ALPHONSE, DON DIÈGUE

PACCHÉCO, SOLDATS.

Alphonse, à Inès.

Mes vœux sont ils remplis ?

unes, à part.

Que répondre ?

DON PÈDRE

Ah ! mon père î

ALPHONSE

Arrêtez... ai -je un fils?

Inès qu'avez-vous fait?... vous gardez le silence ! De ce trouble imprévu que faut-il que je pense? Partez.

don pedre , la retenant.

Demeure.

ALPHONSE

Quoi ! bravant mes volontés Vous l'osez retenir... qu'on l'entraîne. .. don pèdre , aux soldats qui se disposent à obéir.

Arrêtez. [Au roi et à toute sa suite.) Dans cette femme, objet d'une fureur jalouse, Reconnaissez l'infante; Inès est mon épouse.

don diÈgue, à Pacchéco.

Quel aveu !

Alphonse, à Inès.

Se peut-il?

INES.

Ah sire L .

ALPHONSE

De ces lieux Sortez : par votre aspect n'outragez pas mes yeux.

Sortez.

don pèdre.

Mon père !

ALPHONSE

Tembie ! un décret légitime Aux vengeances des lois va livrer leur victime.

DON PÈDRE

Arrêtez. Ce décret du pouvoir souverain, D'un glaive sans pitié n'arme pas votre main, iloi, pore, libre encor de frapper ou d'absoudre , A l'exemple de Dieu. vous retiendrez la foudre!...

don diègue, à Pacchéco.

11 s'émeut...

Quels tourmens viennent m'environner!

Je tremble de punir et ne puis pardonner!

pacchéco, tirant un rouleau de son sein. En avcz-vous le droit? Non, sire, à l'instant même Ce décret discuté dans le conseil suprême D'une loi sans appel a reçu le pouvoir.

DON PEDRE.

Ciel!

ALPHONSE

Est -il vrai ?

PACCHÉCO.

Lisez...

ALPHONSE

Que vois-je !

don pèdre 3 montrant Pacchéco.

O désespoir!

Mes aveux t'ont livrée à ce monstre implacable.. Inès.

INÈS

Pourquoi trembler? je ne suis pas coupable : Calme-toi.

don pèdre, à Pacchéco.

De ses jours les tiens me répondront.

pacchéco , avec calme.

Pour qui fait son devoir l'insulte est sans affront.

INÈS

Ma conscience et Dieu me restent pour refuges.

Alphonse, après un moment de silence.

Du tribunal d'état qu'on assemble les juges.

[Le roi et sa course retirent lentement.) don pèdre , à Inès.

Devant ce tribunal, Inès, je paraîtrai; Auteur de tes périls je les partagerai , Et je cours, défiant le destin qui t'opprime, Ou désarmer les lois ou tomber leur victime.

Archives de la Ville de Bruxelles Archief van de Stad Brussel

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