LE FOND DU THEATRE
DON PÈDRE
Ah ! Qu'as-tu fait?
Mon devoir... Je mourrai.
DON PÈDRE
Peux-tu donc de tes jours disposera ton gré?
INÈS
DonPèdre, contre toi j'en appelle à toi-même. Tantôt, j'allais partir; arme d'un droit suprême, Ce fut au nom d'un Risque tu retins mes pas; C'est au nom de ce (ils que je marche au trépas. Pour lui j'ai dû rester, pour lui je meurs.
DON PÈDRE
Qu'entcnds-je?
Du destin contre moi quelle fureur étrange ! Mais dans le peuple encore il nous reste un appui;
Armons-le , faisons plus, obtenons que par lui , De nos persécuteurs la chute se prépare. Ah î parleur barbarie, ils me rendront barbare; Et leurscceurspalpitans sous l'ongle desbourreaux; De ton cœur et du mien vengeront tous les maux.
INÈS
Où vas-tu ?
DON PEDRE.
C'est en vain qu'un horrible artifice, A mon père lui-même impose ton supplice ; Servant et ma patrie, et ma femme , et mon Roi , Je cours ou te sauver ou me perdre avec toi.
Il fait un mouvement pour sortir.