CONSTANCE, FERDINAND , INÈS
usés. *
On vient... Mon fils , ma mère... Est-ce bien vous?
CONSTANCE
Ma fille !
INÈS
Ils me permettent donc d'embrasser ma famille !
CONSTANCE
Ah du moins s'ils pouvaient ne plus nous séparer!
ines , bas à sa mère.
Devant mon pauvreenfantgardons-nousdepleurer.
FERDINAND
Ma mère, quel bonheur je ressens à ta vue !
INÈS
Ciel !
FERDINAND
Depuis bien long-tems je ne t'avais pas vue ; Pourquoi m'as-tu quitté?
INÈS
Bientôt tu l'apprendras.
FERDINi.sH,.
Ne t'en vas plus... Hier, en ton absence, hélas! J'ai bien tremble pour toi.
INES.
Doux espoir d'une mère, Je te lègue le soin de consoler ton père. Ton aspect , ton amour calmeront ses douleurs ; Et la main d'un enfant peut sécher bien des pleurs. Aime-le, mon cher fds, aime-le comme il t'aime. Un père est un ami qui nous vient du ciel même : Nous naissons, sa bonté nous sourit au berceau ; Il meurt, et nous bénit des bords de son tombeau. Objet de notre culte, en tous lieux, atout âge, D'un Dieu clément pour nous c'est la vivanteimage; Sache t'en souvenir, mon fils, et paie au tien La dette qu'il attend de ton cœur et du mien.
CONSTANCE
0 douleur!
INÈS
Quittons-nous. Adieu, vous que j'adore.
Nous nous re verrons
[Montrant le ciel. ) Là....
CONSTANCE
Ciel!
FERDINAND
Si tu pars encore, Je te suis.
INÈS
J'entreprends un trajet sans retours....
FERDINAND
Tu pleures! Voudrais-tu nous quitter pour tou- Rcste.... Reste.... (jours?
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INES.
Témoin de ma douleur amère Dieu , si mon cœur faiblit , pardonne, je suis mère. [On entend un grand mouvement.)
CONSTANCE
Quel bruit !