‹ Pierre de Portugal, tragédie en cinq actesChapitre 37 sur 42 · CONSTANCE, FERDINAND , INÈS · texte numérisé non relu

CONSTANCE, FERDINAND , INÈS

usés. *

On vient... Mon fils , ma mère... Est-ce bien vous?

CONSTANCE

Ma fille !

INÈS

Ils me permettent donc d'embrasser ma famille !

CONSTANCE

Ah du moins s'ils pouvaient ne plus nous séparer!

ines , bas à sa mère.

Devant mon pauvreenfantgardons-nousdepleurer.

FERDINAND

Ma mère, quel bonheur je ressens à ta vue !

INÈS

Ciel !

FERDINAND

Depuis bien long-tems je ne t'avais pas vue ; Pourquoi m'as-tu quitté?

INÈS

Bientôt tu l'apprendras.

FERDINi.sH,.

Ne t'en vas plus... Hier, en ton absence, hélas! J'ai bien tremble pour toi.

INES.

Doux espoir d'une mère, Je te lègue le soin de consoler ton père. Ton aspect , ton amour calmeront ses douleurs ; Et la main d'un enfant peut sécher bien des pleurs. Aime-le, mon cher fds, aime-le comme il t'aime. Un père est un ami qui nous vient du ciel même : Nous naissons, sa bonté nous sourit au berceau ; Il meurt, et nous bénit des bords de son tombeau. Objet de notre culte, en tous lieux, atout âge, D'un Dieu clément pour nous c'est la vivanteimage; Sache t'en souvenir, mon fils, et paie au tien La dette qu'il attend de ton cœur et du mien.

CONSTANCE

0 douleur!

INÈS

Quittons-nous. Adieu, vous que j'adore.

Nous nous re verrons

[Montrant le ciel. ) Là....

CONSTANCE

Ciel!

FERDINAND

Si tu pars encore, Je te suis.

INÈS

J'entreprends un trajet sans retours....

FERDINAND

Tu pleures! Voudrais-tu nous quitter pour tou- Rcste.... Reste.... (jours?

ArdhWêSdeîaV.lledeGnrxslies

^lefvandeStadBrus^l

INES.

Témoin de ma douleur amère Dieu , si mon cœur faiblit , pardonne, je suis mère. [On entend un grand mouvement.)

CONSTANCE

Quel bruit !

Page 1