‹ Pierre et Thomas Corneille. À propos en un acte et en proseChapitre 13 sur 22 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

CATHOS

Il ne rentrera point du tout.

FLORIDOR

Monsieur Pierre, n’est-ce pas?

CATHOS

Oui, monsieur.

FLORIDOR

Eli bien! et son frère.

CATHOS

Oli, son frère il ne rentrera point non plus.

FLORIDOR

Voilà qui m’étonne davantage , M. Thomas m’a pourtant bien assuré que je le trouverais en ce moment.

CATHOS

Monsieur Thomas!

FLORIDOR

Oui.

C’est M. Thomas qui vous a dit de venir ici ?

FLORIDOR

Oui... que de questions!

CATHOS

Oh, par exemple, celui-là est fort Je ne suis pas

si simple; je suis Normande, voyez-vous?

FLORIDOR

J’en suis ravi} mais je commence à croire aussi que vous êtes folle.

CATHOS

Pas tant*, je le serais sûrement si je me laissais prendre à tous vos interrogats -, mais... Tarare...

FLORIDOR

Ah ça, mais je veux être un maraud si j’entends rien aux discours de cette fille-là... Pour qui me prenez-vous donc ?

CATHOS

Ma fin’ , je vous prends pour ce que vous êtes.

FLORIDOR

Ma bonne amie, si vous n’apparteniez à MM. Corneille , je finirais par me fâcher.

Oh! vous fâcher!... j 'savons ben que tout’ vos colères

à vous autres c’est d’là pur’ simagrée c’est de la

comédie .

FLORIDOR

Je ne sais plus que penser. M. Corneille vous a-t-il défendu de nous laisser entrer?

CATHOS

Belle question!... vous croyez peut-être qu’il va vous attendre.

floridor , à part.

Notre projet serait-il connu de lui, et son amourpropre offensé.... (àCathos)j répondez -moi positivement. M. Corneille vous a-t-il donné l’ordre de refuser sa porte aux comédiens du roi ?

CATHOS

Qu’est-ce qui parle des comédiens du roi ?

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