‹ Pierre et Thomas Corneille. À propos en un acte et en proseChapitre 14 sur 22 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

FLORIDOR

Mais c’est moi qui suis député par eux... Depuis que vous me faites donner à tous les diables avec vos réponses, mes camarades attendent dans la cour...

Vrai ?

FLORIDOR

Sans doute } allez dire à M. Corneille ou à son frère , que M. Floridor demande à lui parler.

CATHOS

Comment dites-vous cela?

FLORIDOR

Quelle patience!... monsieur Floridor.

CATHOS

C’est vous qui s’appelle comme ça.

floridor , impatienté.

Oui , mademoiselle, pour vous servir.

CATHOS

Oh! — on voit ben que c’est un nom inventé — Vous croyez donc que j’donne là-dedans 5 je 11’ sommes pas si bête dans mon pays $ on ne m’attrape pas comme

ça. Oh — ob... les comédiens ce n’est pas adroit

tenez — Et qu’est-ce que c’est donc que ce rouleau de papier que vous tenez-là?

floridor.

Allons, il faut lui rendre compte de tout... Madenxoi selle, c’est mon rôle.

Vot’rôle ? ah ! vous m’élugez !

FLORIDOR

Regardez plutôt...

CATHOS , regardant.

Quel grimoire ! J’savons pas lire , mais c’est tout d’meme, ces grandes lignes qui n’vont pas jusqu’au bout, on voit ben que c’est un exploit d’huissier.

FLORIDOR

Comment , M. Corneille aurait peur des huissiers ! CAthos , ironiquement.

Il a tort , n’est-ce pas ? C’est une si bonne graine!

FLORIDOR

Oh ! qu’il soit tranquille , ils ne mettront jamais le pied ici.

CATHOS

C’est ben à quoi j’ tâcherons...

FLORIDOR

Laissez-moi faire , je vais entrer

CATHOS

Oh, pour ça non, monsieur } j’n’suis qu’une fille, voyez-vous, mais j’serais capable de vous dévisager

floridor , reculant.

Comment ! — de me dévisager

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