SCÈNE PREMIÈRE
Mon quatrième acte va bien *, c’est ainsi que doit parr Sertorius :
.... Rome n’est plus dans Rome ; elle est toute où je suis. La Rome d’Italie aux tyrans est livrée ;
Par sa soumission elle est déshonorée.
Sylla commande en maître aux tribuns , aux consuls.
Aux consuls — Thomas, une rime à consuls.
Que dites-vous , mon frère ?
Une rime à consuls.
THOMAS
Ah! pour le coup, mon frère, je vous en félicite, vous ne me direz plus que vous avez renoncé au théâtre -, vous nous préparez sans doute quelque nouvelle tragédie.
Eh non ! mon frère , tu sais que je ne fais plus de vers pour la scène.
THOMAS
A quoi travaillez-vous donc en ce moment?
A ma traduction de l imitation.
THOMAS
C’est trop fort, mon frère, et vous me permettrez de ne pas vous croire. Une rime à consuls pour un livre de piété !
C’est par distraction.
THOMAS , à part.
Il ne se doute pas que sa pièce est à moitié apprise.
Mais toi , mon cher Thomas , que rimais-tu en ce moment? quelque tragédie, quelque comédie, Ariane, le Baron d’Albikrac.
THOMAS
Non , je travaillais à ma traduction des Métamorphoses d’Ovide.
Ovide , esprit faux et brillant î