lîeauvezer esl devenu un centre estival très fréquenté
« portant condamnation de mort contre Messire Louis Gaufridy, du lieu de Bcau-Yezer-les-Alpes, prestre bénéficié en l'église des Acoules de la Ville de Marseille, convaincu de magie, sorcellerie et autres crimes abominables ».
Catherine, veuve Boudouleutune fille unique, qu'elle donna en mariage à un jeune Gassend, fils d'un bourgeois de Digne, étranger jusqu'à cette union a la famille des Gassend de Champtercier*
Les enfants d'Antoine Gassend furent les premiers de cette famille qui abandonnèrent la culture de la terre pour se hisser aux dignités de P%lisç ou aux professions bourgeoises.
Ainsi renseigné sur la famille de Gassendi, je vais à la recherche de la chaumière qui le vit naître.
Mais la maison paternelle est dans la montagne, au hameau de la Grange, à deux kilomètres environ au delà du village. Quittant la route qui conduit au Prieuré deïïioard\j'y accède parmi les cailloux roulants d'un sentier fait pour les pieds fourchus des chèvres et des moutons plutôt que pour les pas d'un pèlerin de mon âge. De cette demeure de paysans, il ne reste qu'un pan de muraille crevassé, où l'hysope des livres saints pousse ses racines près d'une plaque eommémoralivr. posée le 29 janvier 1858 par la Société française d'Archéologie pour la conservation des monuments historiques, A côté se dresse une petite colonne oii je lis : « A Pierre Gassendi 1592-1655, la Société scientifique et littéraire des Basses- Alpes, "M août 1915 >. Plus que l'attrait du paysage, la poésie de ces lieux, c'est lïtme de Gassendi qui flotte parmi ces ruines.
Près de ces débris, une masure, moins délabrée, est habitée par un ermite hospitalier, bûcheron à ses heures ou coupeur de fagots, qui veut bien me servir de guide aux alentours.
Du hameau de la Grange, la vue est restreinte par de proches collines; mais elle s'étend pour le promeneur qui visite Je pic d'Oise, le col de Peipin et les environs. Au Nord, sont les