VALETTA
ET f>E PIKRESCY VARIAI,
OBSERVATIONS MATHEMATICAE,
Les lettres de Gassendi qu'on y trouve, les unes en français, les autres en latin, sont des copies, sauf celles aux folios 95, 96, 100 el 150 qui sont des autographes.
Elles ont trait, pour la plupart, aux observations astronomiques de Gassendi. La première, du moins dans Tordre de la pagination, traite du Changement de la face de la lune selon les divers lieux du zodiac oà nom la regardons. Elle est datée d'Àix 19 septembre 1654: elle est adressée à Luillier et commence ainsi :
Monsieur mon plus cher ami.
Bien pie par mes précédentes je ne vous aie que trop rompu la leste des nouvelles de la lune, il faut qu'encore à cette fois je cous die quelque chose de ce pays là, pour me corriger de quelque opinion que j'en avais eue. Je croyais
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jaDiapflJas-Bains- Fonds Gassendi
d'avoir trouvé quelque chose fort rare, et d'être mr le point de devenir un autre Christophe Colomb.
Ce dossier fail partie de la 1res importante collection des manuscrits du savant Claude Fabri de Peyresc, acquise de la famille de Hazaugues par Mgr d'Ingûimbëçt, cvêque de Carpentras.
À la page 398, sous ce titre Almanavh, je lis :
« Au mois ,dc janvier 1010, on envoya un almanach d'Espagne a M, le Premier Président de Vair, intitulé Pronostico del anno M.DC.X. Compuesto por Hier™ Oller, Dottor en Sauta Tkeologia, Axtrologo, etc. Dirujido A la S. C. Il M. del Rey Setlor Philippo ///, contenant de curieuses prédictions pour chaque mois de Tannée 1610.
Enfin la dernière pièce de ce recueil, de la page 104 à la page 412, est une lettre de Gassendi, datée d'Aix le 1 er jaiw vier 1655, adressée a :
Monsieur, Monsieur le R. P. Don Polycarpe de fa Rivière, prieur de la Chartreuse de Bompas.
Après une profusion de formules courtoises, respectueuses, laudatives, — car Gassendi était Phomme le plus poli de son temps, — il envoie au R. P. Don Polycarpe, qui les lui avait demandés, d'abondants renseignements sur les Êvêques de Digne que nous avons retrouvés dans sa Dinimm Ecclmas tiotitia : « Si c'est bien ou mal, écrit-il en souriant, Dieu le sait, lui qui a esté en ce temps là aussi bien qu'en cestuyey. A tout le moins prié-je son Saint-Esprit qu'il ne me suggère le choix que de choses toutes véritables.... Et voilà, mon bon et H. Père, tout ce que je puis vous dire de nos Evesques. Je vous en donne quinze ou dix-huit que vous ne connaissiez pas; avec la même franchise que j'advoue d'en tenir cinq ou ou six de votre liste, qui jusqu'ici m'étaient incognus....
© Diqne-les-Bains - Fonds Gassendi
Je ne cesseray jamais de rechercher les occasions de vous témoigner le désir que j'ay (|ue vous ne me croyez qu'à bon enseigne, Monsieur et mon Révérend l*ère,
Votre très obéissant el très affectionné serviteur.
Signé : Gassënd.
La Bibliothèque de Caipeulras possède encore d'autres documents manuscrits relatifs à Gassendi* Ou eu trouve rémunération et l'analyse dans le catalogue de cette bibliothèque.
Je cite notamment une lettre de Chapelain à Gassendi qui prouve que les relations amicales de notre philosophe avec l'auteur de La Pucelle sont antérieures au 5 octobre 1655, dale de cetlc épître.
Dans une autre lettre adressée a Huyghens en 1659 et publiée par Tamizey de Larroque, je lis : « M. Gassendi vous manque bien dans la publication de cet ouvrage exquis. Il eût été le juge le plus parfait et le plus sincère.... Mais Dieu ne l'a pas permis, et en le retirant à lui, il a voulu réparer cette grande perte eu faisant éçlore un génie aussi philosophique el aussi candide que le vôtre .
// se tue à rimer : qm ri écrit-il en prose? avait dit Boileau. Les deux volumes de lettres publiées par Tamizey de Larroque prouvent (pie Chapelain écrivait beaucoup en prose. J'ai trouvé dans celle correspondance d'utiles renseignements sm ses relations avec Gassendi.
En dédiant au Clergé et au peuple de Digne sa JSolitia Diniensu Ecclesiaê, Gassendi avait écrit : « Avant de nous séparer de vous pour jamais, nous avons mis la main à l'œuvre et nous voici maintenant sur le point de publier cel opuscule avec quelques autres de nos travaux.... Depuis longtemps nous nous préparions à remplir ce devoir avant de mourir, si Dieu nous en donnait le temps, en recueillant tout ce que nous avaient appris nos pères, tout ce que nous avions trouvé dans les livres, dans les innombrables registres que nous avions parcourus, el dans les actes que nous avions
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déchiffrés, et nous songions à mettre au jour le fruit de nos recherches, quelque mince que fût leur importance ».
En terminant cette étude, j'ose m'approprier ces paroles du Grand Prévôt et les adresser, avec mes remerciements, à tous ceux qui me vinreni en aide, sans oublier M. le Chanoine Richaud, aumônier du Lycée Gassendi, qui, avec une Infatigable obligeance, a mis à ma disposition les trésors de sou érudition et de sa mémoire.
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Miiliâ
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POST-SCIUPTUM