CHAPITRE QUATRIÈME
Quant à celui de la figure de ronde bosse nous n'avons pas pu le trouver dans le magazin où vous, Monsieur, m avez ordonné d'aler le prendre et en revenant j'en ai remarqué un sur le port appartenant au Roy.
M. Robert, Monsieur, a du vous prévenir que Tesquisse de la figure était faite de même que sa niche.' Et lorsque vous Taurez vu et que les: quatre modèles ronds seront terminés, je me mettrai à modeler la figure,' sivous, Monsieur, êtes content de sa composition.
J'ai rhonrieur- d-étre avec le plus profond reapect. Paris, le 2l-inaH 1786. '
Julieii.
Ainsi, à cette épaqjue,:ân mars, sur lés q^iatre médaillons ronds (de 24 pouces, 0^ 66),. Julien a terminé ôômplétemeht -le -modèle de l'un d'eux, puisqu'il va « mettre quelqu'un après » pour l'exécuter en marbre; un, deuxième doit être très avancé, Jl parle au début de sa lettre dé a deux modèles de faits » ; et les dèiix autres le seront. sous peu. — L'esquisse de la Baigneuse avec le rocher est terininée, U suflBt que le directeur- générsd. approuve ridée, et Julien. exécutera alors le modèle grandeur > nature. U reste encore à faire les esquisses, de deux médaillons et des deux grands basTreiiefs, et cependant Julien s'occupe. dé|jà de la question 46S marbres; question souvent difficile à traiter, et exigeant .une. correspondance assez considérable. ' r. . -
Au mois.de. septembre, Julien a fkit son choix. Pour lé transport des marbres à son atelier du Louvre, surgit un léger malentendu ; il en informe la direction générale qui^lui répond (1) :
19 sepitembré 1786.
M;: Jùlieû, sculpteur du Roi, au Louvre. ' - ^
Je juge par votre lettre, Monsieur, iqu'il y a eu du malentendu entre M. Darcis et moi sur le transport des marbres que vous avez choisis pour Rambouillet. J'écris à l'instant pour suppléer à ce malentendu et qu'il ne soit pas perdu désormais un seul instant.
Je préviens M. Pécoul de s'occuper sur le premier avis que vous lui donnerez du travail nécessaire pour former dans votre atelier le massif sur lequel il <;onvient de fixer les marbres auxquels vous aurez à travailler.
(1) Areh. Nat. Ot 1149. — Mdme soaroe pour les deux lettrei suivanteB.
Le même jour M. Darcis, inspecteur, reçoit des instructions de la Direction générale.
A Versailles, 19 septembre 1786. A M. Darcis, inspecteur,
Monsieur le Directeur général n'étant pas encore de retour ici, Je ne puis vous procurer un ordre ministériel pour la délivrance des marbres nécessaires à M. JuUien sculpteur, employé pour Rambouillet, et dont vous m'avez remis la note rédigée d'après le choix de cet artiste. Il est très intéressant qu'il les ait le plus tôt possible dans son atelier du Louvre. Je vous prie en conséquence, de prendre les mesures les plus promptes pour le transport, qui se trouvera suflasamment autorisé par l'ordre que je présenterai au premier travail de M. le Directeur général et que je vous ferai passer ensuite.
 la même date des ordres sont donnés à M. Pécoul.
19 septembre.
A M. Pécoul, rue du Coq,
Je suis autorisé par M. le D. G. à vous demander d'établir dans l'atelier de M. Julien, sculpteur du roi au Louvre, un massif en moelon suffisant à fixer et soutenir des tranches de marbre sur lesquelles il doit exécuter des bas-reliefs qui lui sont ordonnés.
Je vous serai obligé de vouloir bien y donner les soins nécessaires lorsque les choses seront disposées comme elles vont l'être sous peu de jours pour cet objet.
Pendant ces négociations, Julien se livra à un travail de tous les instants : les modèles des deux grands bas-reliefs sont très avancés, l'un est fini, l'autre est sur le point de Fêtre. Notre sculpteur s'étant procuré un bloc de marbre superbe pour le premier bas-relief, en demande un autre aussi beau pour le second bas-relief, le marbre des magasins du roi étant « tout vilain ».
De Paris, ce 16 octobre 1786 (1).
Monsieur,
Comme le marbre que M. Leterrier a fourni pour un des bas- Ci) Arck. Nat. O^ 1919, ann^ 17d6« n« ^,