‹ Pierre Julien, sculpteurChapitre 9 sur 66 · CHAPITRE SECOND · texte numérisé non relu

CHAPITRE SECOND

Retour en France : monument du Dauphin. — Julien se présente A l'Académie. Il est refusé. — Reçu académicien : Le Gladiateur mourant. — Salons de 1779 et 1781 .

Avec ses précieux moulages, Julien reprend le chemin de la France. Il est impatiemment attendu par Guillaume CoustSu pour travailler au mausolée du Dauphin. Avant son départ pour Rome, Julien n'avait pu collaborer à cet ouvrage, l'exécution n'ayant commencé qu'en 1769.

La commande du monument avait eu lieu le 26 novembre 1766 (1). C'est en effet, à cette époque que M. deMarigny écrit à Coustou qui venait de lui soumettre les dessins et le devis : « Je vous autorise à son exécution, la somme de 150 mille livres à laquelle monte votre devis vous sera ordonnée au fur et à mesure qu'il me sera rendu compte de l'avancement de cet ouvrage ».

Coustou travaille plus de deux ans à son modèle. Le 24 février 1769, M. le directeur des bâtiments lui écrit pour lui parler des marbres. Un bloc depuis longtemps délivrée M. Pigalle pour le groupe de V Education et de l* Amour n'a pas été employé. Ce beau marbre peut servir pour l'exécution des deux principales figures du Tombeau. Un second bloc déposé sur le quai du Louvre servira pour les deux figures du Temps et de l'Hymen. Le 19 mars, les blocs en question sont délivrés.

Au moment où commença l'exécution du Mausolée, Julien est pensionnaire de 1^ année à Rome. Il ne sera de retour à Paris que dans la première moitié de l'année 1773. Coustou a déjà travaillé quatre ans à exécuter le monument. Quatre années vont

(1) Arehives nationales O^ 1905K

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