I. Notovilcli. Annales Inlernalionales d' histoire, igoi
1NTR0DUCT10^• 9
geté de leurs costumes et de leurs mœurs, sans qu'on se préoccupât un seul instant de l'objet de leurs voyages.
Cependant, dès iGiT), la Moscovie tournait d'une manière significative ses reiifards vers la France dentelle recherchait l'amitié, et Michel Feodorowitz envoyait Kondryet à Louis XllI pour lui annoncer son avènement et le saluer en son nom. Mais on avait alors bien d'autres préoccupations en France cpie de correspondre avec un prince régnant aux confins de rr]urope et dont la souveraineté même était contestée. Profitant du départ pour TOrient de des llayes- Courmenin, le Roi lui donna l'ordre de s'arrêter en Moscovie et d'y engager des pourparlers en vue de la conclusion d'un traité de commerce (1629). C'est dans cette négociation, la première dont fasse mention riiistoire, que furent échangées des
INTllOUUCTION
paroles dont on était encore loin de prévoir la portée ! En effet, Courmenin n'aA^ait pas abordé seulement la question commerciale. Il résulte de son rapport qu'il en avait également traité une autre dont l'importance ressort suffisamment d'un entretien caractéristique : « Sa Majesté czarienne, disait-il, est à la tète des pays orientaux et de la foi orthodoxe ; Louis, roi de France, est à la tète des pays méridionaux ; que le Czar contracte avec le Roi amitié et alliance, il affaiblira d'autant ses ennemis. Puisque l'Empereur ne fait qu'un avec le roi de Pologne, il faut que le Czar ne fasse qu'un avec le roi de France. Ces deux princes sont partout glorieux : ils n'ont pas leur égal en force et en puissance^ ».
Des Ilayes-Gourmenin rentra en France