I. Mercure de France, i-jil
ET LE PUEMIEH TRAITE FHÂNCO-UUSSE 2-29
Pierre parcourut ensuite la Bibliothèque royale où le reçut l'abbé de Louvois qui lui présenta plusieurs manuscrits grecs très richement enluminés et dont quelquesuns le séduisirent tellement qu'il les approcha de ses lèvres pour les baiser.
Au Parlement où il se rend le 19 juin, on le plaça dans une des lanternes qu'on avait décorées et d'où il pouvait contempler la salle tout à son aise. On appela une cause : après la plaidoirie de MM. Michault et Guérin, M. de Lamoignon, procureur général se leva et après avoir résumé l'affaire qu'on plaidait alors « dit qu'il y avait plusieurs exemples où la Cour avait été consultée par des souverains dans les affaires les plus importantes de leurs Etats, mais qu'un monarque si éloigné de la France, également puissant en Europe et en Asie eût voulu être témoin de son auguste séance,
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c'était un exemple rare. Il ajouta qu'un tel éA'énement méritait d'être conservé dans les annales du Parlement et transmis à la postérité. La séance finie, le Gzar salua en sortant cet auguste Sénat qui était en robes rouges et les présidents avec leurs fourrures, ce qui ne s'était pratiqué que pour Charles-Quint'. »
En quittant la salle des séances, il manifesta publiquement son admiration pour les Ministres de la Justice, et s'écria tout transporté : « Les lois ont besoin d'appui ; on ne les respecte qu'autant qu'on les fait respecter'. »
Pierre s'étant présenté à l'improviste à l'Académie française ne trouva que deux membres qui lui en firent rapidement les honneurs, mais à l'Académie des Sciences