I. Droysen. Frédéric-Guillaume I'^^'. Leipzig
iSa PIERRE LE GRAND
et meublé intérieurement de la manière la plus somptueuse \
Les sentiments des deux souverains à l'égard de l'Angleterre étaient donc identiques.
En marge d'un rapport de Rniphausen en date du 5 février 1717, le Roi avait écrit ces mots : « Concluons d'abord la paix du Nord avec le Czar. Je laisserai TAngleterre en plan avec le plus grand plaisir, même s'il devait en résulter pour moi quelc[ue dommage. »
Et le 3o mars, Kniphausen écrivait au Roi : « Votre amitié réjouit grandement le Czar, car il comprend que c'est par Votre Majesté qu'il pourra obtenir de l'influence en Europe et s'y implanter, d'autant plus que Votre Majesté est en situation de le
I. Histoire de Frédéric-Guillaume I^'^, roi de Prusse, par M. de M... 1741- Amsterdam.
ET LE PUEMIEIl TIIAITE) THANCO-RUSSE i53
ffêner considérablement, si elle le voulait^ »
Ces explications permettent de comprendre pourquoi on avait lieu de croire Knipliausen chargé à La Haye d'instructions spéciales, et il était de la plus haute importance que notre ambassadeur put en rendre compte au Roi, tout en laissant pressentir au ministre de Prusse les dispositions du Régent à entrer dans ses vues, touchant une alliance avec la Russie, pour le maintien de la paix européenne, mais en précisant bien qu'il ne prendrait aucun eno-ao-ement contraire aux intérêts de TAn-
gleterre et de la Hollande.
Pourtant, d'Huxelles écrivait à Ghàteauneufle 19 janvier': « Au reste, il vous est