‹ Pierre le Grand et le premier traité franco-russe (1682 à 1717) Préf. du Baron de CourcelChapitre 41 sur 75 · I. Lemonloy. Ouvrage cil»' plus liaul · texte numérisé non relu

I. Lemonloy. Ouvrage cil»' plus liaul

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se rendit avec un nombreux cortège à riiôtel Lesdiguières. Le Gzar Tembrasse à plusieurs reprises et hii dit qu'aussitôt qu'il avait appris son élévation à la Régence, il avait formé le projet de venir en France. Le duc d'Orléans l'assura au nom du Roi qu'il était le maître dans le royaume, qu'il n'avait qu'à ordonner, qu'on se ferait un plaisir d'exécuter ses volontés,

« Monsieur, dit le Gzar au Régent, au cours de l'entretien, on m'a assuré que vous aviez près de vous un ami véritable, ainsi qu'il en était pour moi du vivant de mon pauvre Lefort.

— Sire, répondit le Régent, les vrais amis ne me manquent pas : MM. de Noce, de Noailles, de Saint-Simon, de Ganillac.

— J'entends. Ge sont là des serviteurs fidèles, mais non pas des amis. Je parle du négociateur de la Triple Alliance, Dubois.

— Le voici lui-même, Sire; en effet, je Taime autant que je puis aimer un homme d'esprit et de services.

— Sire, dit à son tour Dubois, le nom de M. Lefort, illustré par votre auguste amitié, est connu de toute l'Europe et me comparer à lui, je ne l'aurais pas osé.

— Monsieur Dubois, répondit le Czar, laissez dire les envieux ; certes Tami d'un prince ne saurait être exempt de certaines taches inhérentes à sa condition, mais c'est encore un assez beau titre pour que vous en soyez jaloux. Je vous félicite d'avoir pu arrachera la Hollande le traité d'alliance au préjudice de l'Empereur. Je voudrais avoir quelques hommes de votre trempe à employer ; les rois ne font pas les grands ministres, mais les ministres font les grands rois^ »

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