Société Impériale. T. XXXIY, p
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Le 29, leduccrAntin, « le plus délicat courtisan de son siècle », lui oltrit un dîner plus somptueux, dit une légende de Fépoque, « qu'on n'en vît de longtemps même à la Cour de France ».
Les récits de ce temps sont pleins de détails sur ce repas vraiment féerique qui rappelle par bien des côtés certains contes des Mille et une Nuits et où figurait, avec tous les grands seigneurs d'alors, une Cour qui , suivant la propre expression de Pierre « sentait déjà le déclin de la France ».
Dès les premiers jours de son arrivée en France, le Czar avait manifesté le désir de voir ^^''^^de Maintenon « cette vivante relique du grand siècle. » Profitant d'un séjour à A ersailles, il se rend à Saint-Cyr. Ce fut Fagon, courtisan à près de cent ans, qui servit à Pierre d'introducteur. Golikof
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raconte ainsi cette anecdote^ : « Pierre se fait annoncer. M""' de Maintenonlui fait répondre qu'elle tiendrait à grand honneur la visite du Prince, mais que la maladie Tempêchait de recevoir. « Gela ne fait rien, dit-il, je ne veux pas la déranger, mais il faut que je la voie et que je lui présente mes respects; car cette Dame a rendu trop de services au Roi et au Royaume ; elle leur a fait beaucoup de bien et ne leur a fait aucun mal, excepté aux Huguenots, et cela par simplicité et par superstition. » Sans attendre de réponse, il entra. Il arriva à F improviste vers elle, la trouva sur son lit, dont les rideaux étaient fermés, écarta un peu ceuxci, salua la malade de la façon la plus courtoise et s'assit au pied de son lit. 11 s'excusa d'être arrivé à une heure sans doute