I. T. XXXIV, Société Ininéiialc, p
écrivait Tessé à crHuxelles, nous sommes convenus de part et d'autre de ne donner d'étendue de confiance au Prussien, qu'à proportion que nous le croirons utile et nécessaire et qu'il n'aura nulle connaissance des articles qui devront être secrets entre nous. )) On convint bien que le Roi, le Gzar et le roi de Prusse s'engageraient à maintenir les traités d'Utrecht et de Bade et à en garantir l'exécution, mais quand on se posa la question de savoir quel serait l'effet de cette garantie au cas où une puissance (qui, en pareil cas, ne pouvait être que l'Espagne ou l'Autriche) tenterait de s'y opposer, de graves difficultés surgirent. Prenant comme base les traités conclus le 4 janvier à la Haye, les ministres de Russie et de Prusse déclaraient que ces deux pays s'engageraient à fournir au roi de France, s'il était attaqué, quelques troupes auxi-
ET I.E PREMIER TRAITE IRAXGO-RUSSE 'itt
liaires et ils demandaient, en revanche, que Louis XV accordât des subsides à Frédéric- Guillaume et à Pierre jusqu'à la conclusion de la paix du Nord, de manière à ce que les obligations des trois parties contractantes fussent identiques'.
Le maréchal de Tessé fit à cette dernière condition une forte opposition et il déclarait qu'elle lui paraissait exagérée, la Russie et la Prusse bénéficiant déjà de la médiation de la France en vue de la prompte conclusion de la paix du Nord ; mais à cette objection, Kniphausen et les ministres du Gzar répondaient que la France avait dans la circonstance un intérêt vital à faire reconnaître sa médiation dans le Nord, car sinon l'Empereur Charles V'I deviendrait le seul arbitre des traités, et la puissance de la