I. T. XXXIY. Société Impériale, p
ET LE PREMIER THMTK FRA>'CO-lUSSE id^
furent réglés, mais le courrier dépêché à Berlin par Kniphausen, en vue de prendre les instructions du Roi, même sur des questions d'un caractère secondaire autres que la diversion prévue, n'étant pas encore de retour, on prit le parti de ne signer le traité qu'au cours du nouveau séjour du Czar en Hollande.
Ce dernier, avant de prendre congé du Régent, avait tenu à avoir avec lui un long entretien particulier dans lequel il lui fit promettre que les pourparlers momentanément interrompus se poursuivraient de nouveau à La Haye. L'insistance du Czar fut telle que tous les Mémoires de l'époque font unanimement ressortir l'extrême importance de cette dernière entrevue, qui prouvait une fois de plus tout le prix que Pierre attachait à un rapprochement étroit avec la France.
Le roi Frédéric-Guillaume, en adressant de nouvelles instructions à Rniphausen, lui avait spécifié que l'article stipulant les garanties réciproques devait être complété par une clause laissant au roi de Prusse l'entière liberté de satisfaire aux obligations qui lui incombaient en qualité de prince d'Empire. Mais, le Régent s'était élevé de la manière la plus énergique contre cette addition éventuelle, déclarant, ajuste titre, que la garantie des traités d'Utrecht et de Bade, bases fondamentales de Taccord à trois, en recevrait une atteinte profonde. Rniphausen expédia alors à Berlin un nouveau courrier par lequel il faisait connaître au Roi la répugnance invincible du Récent à admettre sa demande \ Frédéric-
Guillaume, dont le secret désir était, comme