SCENE V
LE COMTE , seul.
Oh! oui... je ferai tout au monde pour assurer l'avenir de cette enfant.
Air d' Aristippt.
Combien de fois j'ai maudit la colère, Qui m'aveuglait, en me poussant la main, Dieu m'a puni, car il m'a laisse faire; Mais sa pitié m'attendait en chemin ; A mes travaux si je dois l'opulence, A cet enfant j'en veux taire abandon; Peut-être l'or jeté dans la balance Du ciel fera descendre le pardon.
Et ce fripon de Madré qui a gardé l'argent que j'envoyais à cette pauvre famille !... je vous demande un peu si le ciel, qui a rappelé à lui tant de braves gens, ne pouvait pas comprendre ce drôle-là dans le voyage ; et dire que ce misérable est aujourd'hui le seul qui pourrait m'accuser ; heureusement qu'il doit craindre aussi que je ne découvre son infamie... et qu'il n'a rien à gagner à me trahir... C'est égal, je donnerais de bon cœur un tiers de ce que je possède pour être débarrassé de sa présence.
PHILIPPE , annonçant. M. Madré.
LE COMTE, à part. Encore!...
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