‹ Pierre OlivaintChapitre 104 sur 293 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

le faire rcleiitir avec éclat dans les chaires de renseignement officiel et dans la presse révolutionnaire, braquer ses batteries sur un seul corps pour atteindre l'Église elle-même sans trop de risque et de scandale, c'était le fait d'une liabileté vulgaire que nos ennemis ont rarement dédaignée et qui leur a souvent réussi. Par là on réveillait les haines assoupies des plus mauvais jours de la Restauration, on obsédait de mille fantômes les imaginations voltairiennes, on réchauffait le zèle du Gallicanisme parlementaire ^ ^

Mais par là aussi on indignait les cœurs généreux cl on les poussait à prendre parti pour les persécutés.

Pierre Olivaint connaissait les Jésuites ; il connaissait également leurs ennemis. Depuis longtemps il fréquentait cette maison de la rue des Postes, dénoncée aux fureurs populaires, comme naguère Montrouge et Saint- Acheul ^ D'intimes relations l'unissaient avec « ces moines » dont un 'ettré délicat disait : « Qu'ai-je affaire de vos vertus, si vous m'apportez la peste * ?.... » Son nom sans doute avait été plus d'une fois écrit sur le carnet des espions payés pour s'introduire furtivement dans l'église ou dans les parloirs et signaler les personnes qu'ils y rencontraient.

1. Le P. Cil Daniel, Lettre à M. Guizot sur un chapitre de ses Mémoires.

2. La Revue de Paris (7 septembre 1843) publia un long et calomnieux article, intitulé : La maison de la rue des Postes.

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